Sainz ne compte pas en rester là après sa pénalité à Zandvoort

Frustré par sa sanction contre Lawson, Sainz critique un arbitrage « inacceptable » et annonce qu’il portera l’affaire devant l’association des pilotes

Sanctionné pour un contact avec Liam Lawson, le pilote Williams, Carlos Sainz a jugé la décision des commissaires si aberrante qu’il a décidé de porter l’affaire bien au-delà du paddock néerlandais, en endossant son rôle de directeur de l’Association des Pilotes de Grand Prix (GPDA).

Pour comprendre la fureur de l’Espagnol, il faut revenir sur l’action. Après une relance derrière la voiture de sécurité, Carlos Sainz tente de déborder la voiture de Liam Lawson à l’extérieur du premier virage. Les deux monoplaces se touchent. Un incident de course pour de nombreux observateurs, typique d’un peloton resserré où chaque centimètre de piste est âprement disputé.

Mais les commissaires de la FIA ont eu une lecture bien différente. Ils ont jugé Carlos Sainz « entièrement ou principalement responsable de la collision ». Le verdict tombe comme un couperet : 10 secondes de pénalité et deux points sur sa super licence. Une décision qui a stupéfié le pilote espagnol en pleine course et qui a déclenché une réaction ferme une fois le casque retiré.

S’exprimant avec un calme qui trahissait une profonde indignation, Sainz a remis en cause le niveau même de l’arbitrage en Formule 1. « Honnêtement, je dois aller voir les commissaires pour obtenir une explication, » a-t-il déclaré. « Parce que c’est inacceptable. Je pense que ce n’est pas le niveau d’arbitrage que la Formule 1 mérite s’ils considèrent vraiment que cela vaut une pénalité de 10 secondes. »

Pour Sainz, cette décision n’est pas une simple erreur de jugement, mais le symptôme d’un problème plus profond qui le préoccupe grandement. « Ce que j’ai vu et subi aujourd’hui est quelque chose qui m’inquiète. Pour moi-même, mais aussi pour les autres pilotes et pour le sport automobile en général. »

Mais la frustration de Carlos Sainz ne restera pas lettre morte. L’Espagnol n’est pas seulement un pilote au sein de l’écurie Williams ; il est aussi, avec George Russell, l’un des directeurs du GPDA. Cette association, véritable syndicat des pilotes, a pour mission de défendre leurs intérêts, notamment en matière de sécurité et de réglementation sportive.

« De mon côté, je pense que c’est une affaire sérieuse qui me préoccupe en tant que pilote et en tant que directeur du GPDA, et c’est quelque chose que je m’assurerai de soulever, » a-t-il affirmé avec détermination.

L’affaire Sainz-Lawson à Zandvoort pourrait ainsi devenir le point de départ d’une discussion bien plus large dans les couloirs de la FIA. Une bataille que le pilote espagnol est bien décidé à mener.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *