La disparition de cette icône Red Bull bouleverse jusqu’à la F1, où son nom reste associé à un moment de bravoure inoubliable

Une figure emblématique de l’univers Red Bull nous a quittés. Felix Baumgartner, mondialement connu pour son saut depuis la stratosphère en 2012, est mort à l’âge de 56 ans dans un accident de parapente survenu à Porto Sant’Elpidio, en Italie, sur la côte Adriatique.
D’après le Corriere della Sera, l’Autrichien aurait perdu le contrôle de son appareil avant de s’écraser près d’une piscine fréquentée par des vacanciers. Une employée de l’hôtel situé à proximité a également été blessée. Certaines sources évoquent l’hypothèse d’un malaise juste avant le crash.
Ce drame a bouleversé le monde des sports extrêmes, mais aussi la grande famille Red Bull. Christian Horner, ancien directeur de l’écurie Red Bull Racing, lui a rendu un hommage sobre mais touchant sur Instagram : « Repose en paix, Felix Baumgartner. »
Baumgartner incarne à jamais l’esprit Red Bull, fait d’audace et de dépassement de soi. Son exploit de 2012 dans le cadre du projet Red Bull Stratos reste gravé dans les mémoires : il s’était élancé d’une capsule située à près de 39 kilomètres au-dessus de la Terre, devenant le premier homme à franchir le mur du son en chute libre, atteignant une vitesse vertigineuse de plus de 1350 km/h. L’événement avait été suivi en direct par des millions de spectateurs à travers le monde.
Protégé par une combinaison pressurisée, il avait décrit ce moment comme une expérience de silence absolu, ajoutant qu’« en face de l’immensité noire de l’espace, on ne peut qu’éprouver une profonde humilité ».
Son exploit avait marqué les esprits jusque dans le paddock de la Formule 1. Sebastian Vettel, alors champion du monde chez Red Bull, lui avait dédié un casque au design « astronaute » lors du Grand Prix de Bahreïn en 2013.
Originaire de Salzbourg, Felix Baumgartner n’était pas qu’un amateur de sensations extrêmes. Il avait commencé sa carrière dans l’armée autrichienne, où il s’était formé au parachutisme, avant de devenir une légende du base jump, battant plusieurs records mondiaux. En 2003, il avait même traversé la Manche en chute libre, équipé d’ailes rigides en fibre de carbone. Sa devise, tatouée sur son corps, résumait son parcours : « Born to fly ».
Baumgartner s’était aussi essayé au sport automobile, participant notamment aux 24 Heures du Nürburgring au volant d’une Audi.
Malgré des prises de position politiques parfois controversées dans les dernières années de sa vie, il restera associé à une époque où Red Bull repoussait sans cesse les frontières de l’impossible. Avec sa disparition, c’est une part de l’âme de la marque qui s’envole.