Ferrari officialise l’arrivée d’un ingénieur proche de Hamilton, transfuge de Mercedes. Le duo cherche ses marques dans un contexte tendu.

Lewis Hamilton n’a pas encore un an d’ancienneté chez Ferrari qu’il commence déjà à redessiner l’organigramme technique autour de lui. Le Britannique a confirmé l’arrivée dans son entourage d’un ingénieur venu de Mercedes, preuve que son intégration chez la Scuderia passe aussi par une reprise en main assumée de son environnement de travail.
Ce n’est pas un secret : le début de saison d’Hamilton chez Ferrari est compliqué. Dans ces périodes de flottement, les pilotes ont tendance à resserrer le cercle de confiance. À Spa, le septuple champion du monde a révélé avoir opéré un changement en interne, en intégrant un nouvel ingénieur performance , un collaborateur “issu de [son] ancienne équipe”, autrement dit Mercedes.
Le nom du nouvel arrivant n’a pas filtré — confidentialité oblige — mais Hamilton insiste sur le fait qu’il ne découvre pas ce collègue. “C’est quelqu’un que je connais depuis des années, mais qui n’était pas à ce poste-là auparavant”, a-t-il précisé, selon PlanetF1. “Changer d’ingénieur en milieu de saison, ce n’est jamais simple, mais on apprend à se connaître très vite. Les modifications sur la voiture ce week-end nous ont un peu piégés tous les deux, mais on s’est bien repris pendant la nuit.”
À Spa, Hamilton a eu du mal à apprivoiser une monoplace dotée d’un nouvel élément aérodynamique, testé précédemment par Leclerc. “Charles a roulé avec une partie de cette évolution sur quelques courses, il est donc plus acclimaté. Moi, je l’utilisais pour la première fois, et j’ai été surpris”, a reconnu Hamilton, évoquant notamment un tête-à-queue révélateur du manque de confiance.
En parallèle, l’arrivée de ce nouvel ingénieur, encore en phase d’intégration, a compliqué le processus de mise au point. “On est tous les deux dans le grand bain”, a-t-il résumé. Résultat : une double élimination en Q1 lors des qualifications Sprint et Grand Prix. Un camouflet pour un pilote de son calibre, même s’il a sauvé les meubles avec une septième place finale.
Riccardo Adami toujours en place… pour l’instant
Contrairement à ce que certaines tensions radio ont laissé penser, Ferrari n’a pas écarté Riccardo Adami, l’ingénieur de course attitré d’Hamilton. L’Italien, qui officiait auparavant aux côtés de Carlos Sainz, reste à son poste. Mais l’arrivée d’un ancien de Mercedes dans le cercle technique élargi montre qu’Hamilton cherche à ajuster son environnement à sa manière, par petites touches.
Ce n’est pas un bouleversement de hiérarchie, mais plutôt une tentative d’instaurer un langage commun au sein de l’équipe. Vu la densité actuelle du peloton, la moindre synergie peut faire la différence.
Malgré les difficultés du week-end belge, Hamilton reste confiant. Il a salué le travail réalisé “pendant la nuit” pour redresser la situation, soulignant un net progrès dans le comportement de la voiture dimanche. “J’ai appris des choses aujourd’hui, j’ai peaufiné les réglages. Je serai à l’usine mercredi, et je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas faire mieux dès la prochaine course.”
Loin des déclarations alarmistes, le Britannique renvoie un message de calme et de détermination. En pleine phase d’adaptation, il sait que la saison 2025 ne sera sans doute pas celle des résultats flamboyants. Mais elle pourrait bien poser les bases d’un vrai projet Hamilton chez Ferrari — un projet dans lequel il veut avoir son mot à dire, jusqu’au choix des hommes.