Canal+ renforce la lutte contre le streaming illégal en F1 et MotoGP avec de nouvelles mesures validées par la justice.

Le streaming illégal des sports mécaniques entre dans une nouvelle phase. Le 17 avril 2026, le tribunal judiciaire de Paris a validé une série de mesures qui renforcent considérablement les moyens d’action de Canal+ contre les diffusions pirates.
À l’approche du Grand Prix de Miami de Formule 1, le diffuseur met en place un dispositif de blocage élargi, visant désormais l’ensemble de l’écosystème utilisé pour accéder aux flux illégaux.
Jusqu’ici, les actions visaient principalement les sites diffusant les contenus. Désormais, la démarche est plus globale. Les fournisseurs d’accès à Internet (Orange, Free, Bouygues, SFR) restent en première ligne, avec des blocages d’accès aux sites identifiés.
Mais d’autres acteurs sont désormais concernés selon 01net.com :
- moteurs de recherche : obligation de déréférencer les sites illégaux
- services DNS alternatifs : participation au blocage des accès
- réseaux techniques (Cloudflare, Quad9) : filtrage renforcé
Autre évolution notable : certains services VPN sont également concernés par ces décisions, avec l’obligation de limiter l’accès à des flux IPTV identifiés.
Le dispositif repose sur un mécanisme déjà utilisé ces dernières années à savoir l’injonction dynamique. Concrètement, un premier ensemble de sites est validé par décision de justice. Ensuite, les nouvelles adresses créées en cours de saison peuvent être ajoutées directement à la liste de blocage, sans nouvelle procédure judiciaire.
L’Arcom coordonne ce suivi en temps réel, permettant d’adapter les blocages au rythme des contournements. Depuis 2022, plus de 15 000 noms de domaine ont ainsi été bloqués.
Ces mesures s’appuient sur l’article L333-10 du Code du sport, qui encadre la protection des droits de diffusion. Le tribunal a notamment rejeté certains arguments techniques avancés par des acteurs du numérique, estimant que les obligations portaient sur le résultat, et non sur les moyens utilisés.
Vers des blocages encore plus rapides
Une évolution législative est actuellement à l’étude. Elle permettrait aux ayants droit d’identifier et de faire bloquer en temps réel les flux pirates pendant les événements en direct.
Si elle est adoptée, cette mesure pourrait réduire encore les délais d’intervention.
Sans disparaître totalement, les flux pirates deviennent de plus en plus difficiles à maintenir dans la durée.
Pour les spectateurs non abonnés, l’accès à ces diffusions pourrait devenir plus instable, notamment lors des grands rendez-vous comme les Grands Prix.





















