L’explication de Charles Leclerc sur son crash au Grand Prix de Monaco de F1 contestée en interne chez Ferrari après l’analyse des données.

L’explication donnée à chaud par Charles Leclerc après son crash à Monaco n’est pas vraiment celle retenue en interne chez Ferrari. Le pilote monégasque avait immédiatement évoqué un problème de freins pour justifier sa sortie de piste dans le dernier virage. Mais l’analyse de la Scuderia ne va pas dans ce sens.
Au moment de la neutralisation provoquée par la sortie de Lance Stroll, Leclerc a perdu le contrôle dans le dernier virage alors que la voiture de sécurité s’apprêtait à rentrer. Sur la radio, puis devant les médias, il explique une absence de feeling, une température insuffisante et un freinage impossible à anticiper.
Depuis, Ferrari a passé la voiture au crible et le premier retour est loin de valider cette lecture. Selon les premières analyses internes relayées par The Race, aucune défaillance technique n’a été mise en évidence sur la monoplace du pilote Ferrari. Les freins, comme l’ensemble des composants vérifiés à ce stade, ne présenteraient pas d’anomalie.
Une donnée importante, car elle contredit directement l’hypothèse formulée par Leclerc dans la foulée de son abandon. Le contexte du dernier virage reste toutefois particulier. Le revêtement s’est fortement dégradé en fin de course, piégeant plusieurs pilotes, dont Sergio Perez, qui avait signalé à plusieurs reprises l’état de la piste à la direction de course.
Un problème de température plus que de matériel
Leclerc avait évoqué un freinage compliqué et des pneus arrière trop froids lors du restart. Un phénomène connu sur les monoplaces actuelles, où la gestion de l’énergie au freinage modifie profondément le comportement des systèmes. Avec la réglementation récente, les freins arrière sont moins sollicités qu’auparavant en phase de régénération. Résultat : la montée en température est plus lente et la fenêtre de performance plus étroite, surtout derrière la voiture de sécurité.
Ce n’est pas la première fois que Leclerc pointe du doigt le freinage cette saison. Le pilote monégasque a déjà évoqué un manque de constance dans ses sensations, notamment sur des circuits à faible adhérence comme Montréal.
Chez Ferrari, Lewis Hamilton semble de son côté s’être adapté différemment au comportement des freins. Son approche du freinage initial et de la mise en pression diffère légèrement, ce qui lui permettrait d’exploiter autrement la fenêtre de fonctionnement. Une divergence qui reste technique, mais qui se traduit directement en piste.
Selon des informations évoquées dans le paddock depuis plusieurs semaines, le Britannique aurait également exploré une direction différente sur le plan matériel, en travaillant sur des éléments proches de ceux qu’il utilisait chez Mercedes, notamment des solutions issues de Carbon Industrie. Une piste qui n’a jamais été confirmée officiellement par Ferrari, mais qui circule avec insistance dans le milieu.





















