Le masque tombe : à Silverstone, Oscar Piastri a montré un côté bien plus tordu que d’habitude. Le début d’une transformation ?

Jusqu’à présent, Oscar Piastri avançait discrètement, presque masqué. Silencieux, rapide, appliqué, un pilote que l’on compare souvent à une machine redoutable. Calme et méthodique, il donnait l’image d’un athlète sans faille. Mais à Silverstone, cette image lisse a craqué et on a pu entrevoir un visage différent, plus inattendu, plus… humain. Une colère froide. Une audace presque provocante. Peut-être, enfin, le vrai Piastri.
Tout est parti d’un incident survenu sous régime de Safety Car. Un freinage jugé “erratique” dans une zone de faible visibilité a forcé Verstappen à l’éviter de justesse. Pour cela, il a écopé d’une pénalité de dix secondes, ce qui a ruiné ses espoirs de victoire. De l’autre côté du garage, c’était un cadeau tombé du ciel pour Lando Norris. Au lieu de creuser l’écart en tête du championnat, l’Australien voit son avance réduite à seulement huit points. Mais plus que la sanction, c’est sa réaction qui a surpris.
À la radio, Piastri a lâché : « Si vous pensez que la pénalité est injuste, dites à Lando de me laisser repasser et on s’expliquera sur la piste ensuite. » Fini le pilote robotisé. Là, c’est l’homme qui parle. Un homme agacé, piqué au vif, prêt à se battre.
Dans sa chronique pour Sky Sports, Martin Brundle a déclaré : « C’est la première fois qu’on voit Oscar sortir de ses gonds. Sa sortie à la radio ? Carrément culottée. »
Piastri, habituellement discret et posé, a changé de ton. Était-ce un calcul stratégique ? Un réflexe sous le coup de l’émotion ? Ou un signal adressé à l’équipe ? Difficile à dire. Ce qui est certain, c’est qu’il ne veut plus se contenter d’obéir.
Malgré sa contestation, plusieurs voix dans le paddock ont estimé que la pénalité était logique. Brundle notamment : « Cette règle existe pour une bonne raison. Quand la visibilité est réduite, un freinage brusque peut causer une réaction en chaîne très dangereuse. »
Nico Hülkenberg, dans la salle de cooldown, a même confié à Piastri qu’il avait failli percuter Stroll et Gasly : « Franchement, j’ai failli sortir à cause de ça. » Piastri s’est défendu : « J’ai freiné pile au moment où les feux s’éteignaient. C’était vraiment un hasard. » Un argument sincère, mais insuffisant pour convaincre les commissaires.
Brundle lance un avertissement : « Avec Verstappen, Ferrari et Russell à la traîne, tout porte à croire que les deux McLaren vont se livrer un duel intense. Et ça pourrait chauffer. » Chez McLaren, il va falloir faire preuve de finesse pour gérer cette rivalité interne, surtout si Piastri continue à s’affirmer et à s’éloigner de son image de premier de la classe.
Ce qu’on prenait pour de la sérénité n’est peut-être en réalité qu’une forme de retenue. Alors, Piastri : Dr Jekyll ou Mr Hyde ? Peut-être un peu des deux…
📻 Piastri’s radio: “We should swap back and race” #F1 #BritishGP pic.twitter.com/TUeW0njbrH
— Radio Messages (@radiomessages) July 6, 2025
Nou l’avons déja vu a Monza l’an passé quand il avait poussé Norris dehors a la 2eme chicane alors que Norris était en lutte pour le titre et McLaren pour le titre aussi.
Il a fait perdre un doublé a l’équipe.
Il y a aussi la remarque totalement déplacé en Autriche sur Alpine.
Il cache son mauvais coté mais il est la et bien présent.