Frustration totale pour Max Verstappen : seulement cinquième à Mexico, il pointe du doigt une Red Bull incapable de gérer la chaleur et l’altitude.

Alors que Max Verstappen surfait sur une dynamique impressionnante, réduisant l’écart au championnat à seulement 40 points sur Oscar Piastri après sa victoire à Austin, le week-end mexicain semble virer au vinaigre. La remontada tant espérée par les fans de Red Bull a pris du plomb dans l’aile ce samedi, lors d’une séance de qualification décevante.
Il n’a réalisé que le cinquième meilleur temps, ce qui le place à la troisième ligne sur la grille de départ. Loin, très loin de son rival direct pour la deuxième place, Lando Norris, qui a décroché une pole position magistrale avec sa McLaren.
L’ambiance n’était pas à la fête chez Red Bull. Max Verstappen, 28 ans, n’a pas cherché d’excuses. Le problème est profond, et le quadruple champion du monde ne l’a pas caché : “Je pense que nous n’avons pas été très bons toute la saison avec la surchauffe des pneus, et c’est en fait un gros problème ici.”
À Mexico, l’altitude (plus de 2200 mètres) change radicalement la donne. L’air raréfié réduit l’appui aérodynamique, les voitures glissent. Mais quand la Red Bull glisse, les pneus entrent immédiatement en surchauffe. Verstappen s’est battu avec une monoplace incontrôlable, comme il l’a décrit lui-même : “À cette altitude, vous commencez à glisser et les pneus chauffent immédiatement. Et ça ne nous convient pas, c’est clair.”
Le Néerlandais a été vu en perdition dans le rapide virage 9, corrigeant sa trajectoire dans une glissade chronophage. Agacé, il a même lancé aux journalistes : “Regardez juste l’onboard et montez le volume, alors vous entendrez ce qui se passe.”
Cette contre-performance est d’autant plus frustrante que l’équipe pensait avoir trouvé des solutions. La victoire au Grand Prix des États-Unis, il y a une semaine, avait donné l’illusion que la Red Bull était revenue au niveau des McLaren. Verstappen nuance aujourd’hui ce succès : “À Austin, la voiture était bonne, donc vous pouvez masquer [les problèmes]. Mais ici, si vous n’avez même pas un bon équilibre, ou du moins pas de grip, alors c’est fini.”
Il admet avoir tout tenté avec ses ingénieurs, sans succès. “J’ai essayé toutes les directions de réglages et rien ne fonctionne.”
Alors que Helmut Marko, l’éternel optimiste chez Red Bull, ose encore espérer un podium dimanche, Verstappen, lui, a déjà tiré un trait sur un bon résultat. Il est piégé sur la grille, avec les deux Ferrari (Leclerc 2e, Hamilton 3e) et la Mercedes de Russell (4e) juste devant lui.
“Bien sûr, s’il y a deux voitures qui abandonnent devant moi…”, a-t-il ironisé, avant de doucher les espoirs. “Ça n’a aucun sens de se créer de faux espoirs. Ça n’arrivera tout simplement pas ce week-end. Si rien de fou ne m’arrive, alors ça n’arrivera pas. C’est comme ça.”
Le leader du championnat, Oscar Piastri, n’est que septième, ce qui pourrait être une maigre consolation. Mais ce n’est pas lui qui inquiète Verstappen aujourd’hui. “Le gros problème, bien sûr, c’est que Lando [Norris] part devant. Nous savions que nous devions être parfaits jusqu’à la fin. Alors [cette P5], ce n’est pas idéal, bien sûr.”
La mission de Verstappen était claire : cinq courses parfaites pour coiffer ses rivaux McLaren. Après les qualifications de Mexico, cette mission ressemble déjà à une impasse.
Focus 🔛 for Race day tomorrow. #F1 #MexicoGP🇲🇽 pic.twitter.com/VuyOPpXNGz
— Oracle Red Bull Racing (@redbullracing) October 26, 2025