Lewis Hamilton prône la résilience, Charles Leclerc prône l’unité : les deux pilotes Ferrari tentent d’apaiser la tempête déclenchée par John Elkann

Pris pour cible publiquement par leur prĂ©sident, John Elkann, Lewis Hamilton et Charles Leclerc ont tous deux rĂ©agi Ă la salve violente qui a fait couler beaucoup d’encre lundi. Les deux pilotes, bien que partageant le mĂŞme objectif, n’ont pas choisi la mĂŞme stratĂ©gie de communication.
Lewis Hamilton, dont la dĂ©claration sur son dĂ©but de saison “cauchemar” est très certainement ce qui a mis le feu aux poudres, a optĂ© pour une rĂ©ponse mesurĂ©e mais pleine de sous-entendus.
Sur ses rĂ©seaux sociaux, le septuple champion du monde n’a pas prĂ©sentĂ© d’excuses. Il n’a pas non plus directement rĂ©pondu Ă l’ordre de “moins parler”. Au lieu de cela, il a publiĂ© un message court et puissant, un vĂ©ritable contre-feu visant Ă Ă©teindre le procès en individualisme : « Je soutiens mon Ă©quipe. Je me soutiens moi-mĂŞme. Je n’abandonnerai pas. Ni maintenant, ni avant, ni jamais. »
Dans ce message, il rĂ©affirme son engagement tout en protĂ©geant sa propre image. C’est une manière habile de reconnaĂ®tre la crise sans se soumettre Ă la critique, en insistant sur son Ă©thique de travail.
La rĂ©ponse de Charles Leclerc, enfant de la maison Ferrari, est beaucoup plus politique et diplomate. Le MonĂ©gasque, lui, a très bien entendu le mot qui a fait le plus mal dans la dĂ©claration d’Elkann.
Pour rappel, le prĂ©sident de Ferrari avait comparĂ© l’Ă©chec de la F1 au succès de l’Ă©quipe d’Endurance (WEC), championne du monde, en concluant : « C’est la dĂ©monstration que lorsque Ferrari est une Ă©quipe unie, nous gagnons. »
Leclerc, dans sa propre publication, reprend ce terme prĂ©cis comme un acte d’allĂ©geance. « C’est une pente raide Ă remonter, et il est clair que seule l’unitĂ© peut nous aider Ă renverser la situation », a Ă©crit le MonĂ©gasque.
C’est une rĂ©ponse directe Ă son prĂ©sident. Leclerc ne se dĂ©fend pas ; il montre qu’il a reçu le message 5/5 et qu’il se place, lui, du cĂ´tĂ© de cette “unitĂ©” rĂ©clamĂ©e.
Les deux pilotes ont donc accusĂ© rĂ©ception de la colère prĂ©sidentielle. Le double abandon du BrĂ©sil, qui a fait chuter la Scuderia de la 2e Ă la 4e place, a laissĂ© des traces profondes. La pression sur les pilotes, dĂ©sormais sommĂ©s de “se concentrer sur le pilotage”, sera maximale Ă Las Vegas.
I back my team. I back myself. I will not give up. Not now, not then, not ever. Thank you, Brazil, always 🇧🇷 pic.twitter.com/bU4gAdCOb4
— Lewis Hamilton (@LewisHamilton) November 10, 2025







