Aston Martin : La réaction d’Alonso est tombée

Face à un déficit de performance évident, Alonso adopte un ton factuel : l’AMR26 est un pari technique qui demande du temps et du travail.

Après des jours à scruter le garage Aston Martin, on a enfin vu Fernando Alonso s’installer dans le baquet de l’AMR26 ce vendredi pour la clôture des tests de Barcelone. Avec 49 tours au compteur et un chrono relégué à plus de quatre secondes de la Ferrari de Lewis Hamilton, l’Espagnol n’a pas cherché à masquer l’ampleur de la tâche.

Il faut dire que l’écurie de Silverstone est partie avec un sérieux handicap. Alors que Mercedes et Ferrari enchaînaient déjà les kilomètres lundi, l’AMR26, le premier bébé d’Adrian Newey pour Lawrence Stroll, n’a pointé le bout de son nez que jeudi soir pour cinq petites boucles de vérification. Alonso, en vieux briscard, sait que les heures passées dans le simulateur ne remplaceront jamais le bitume catalan, surtout avec un moteur Honda qu’il faut encore apprendre à dompter.

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Le double champion du monde a signé un 1:20.795, ce qui le place en avant-dernière position, juste devant la Cadillac de Valtteri Bottas. Bien sûr, les chronos d’un shakedown privé sont à prendre avec des pincettes, mais l’écart avec les leaders montre que le concept radical de Newey demande une mise au point bien plus longue que prévu.

Fidèle à lui-même, Alonso a choisi ses mots avec soin dans le communiqué diffusé par l’écurie. S’il se dit satisfait d’avoir pu boucler un programme “solide”, il reconnaît que l’équipe est loin du compte. « On a encore beaucoup de travail à faire avant d’arriver à Melbourne en mars », a-t-il lâché, selon PlanetF1. À 44 ans, l’Espagnol a connu assez de changements de règlements pour savoir que les premières impressions sont souvent les bonnes, et pour l’instant, l’AMR26 ressemble plus à un laboratoire roulant qu’à une machine à gagner.

L’enjeu est maintenant de transformer ces données brutes en performance pure lors des prochains tests à Bahreïn. Pour Adrian Newey, le défi est de taille : prouver que son concept n’est pas une impasse technique. Alonso, lui, attend la suite avec la patience d’un homme qui sait que la saison est longue.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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