Vague de démissions dans le personnel de piste d’Alpine F1

Lanterne rouge du championnat, Alpine subit une fuite interne préoccupante. Entre rumeurs de vente et instabilité, l’équipe est en pleine tourmente

Rien ne va plus chez Alpine, et pas uniquement sur la piste. En interne, les démissions s’accumulent, laissant transparaître un véritable malaise au sein de l’écurie. Si la communication officielle se veut rassurante, en réalité, l’inquiétude grandit.

L’ambiance à Enstone s’est nettement dégradée depuis 2021. Plusieurs figures clés ont quitté le navire : Cyril Abiteboul, Otmar Szafnauer, Alan Permane, Oscar Piastri, Fernando Alonso… et tout récemment, Oliver Oakes.

Mais ce ne sont plus seulement les dirigeants qui font leurs valises. D’après des sources concordantes, de nombreux membres du personnel technique ainsi que de l’équipe opérationnelle sur les circuits ont aussi présenté leur démission. La direction tente de minimiser la situation, évoquant une simple “rotation habituelle”. Une justification peu convaincante face à l’ampleur des départs dans un contexte aussi tendu.

La maison mère, Renault, traverse elle aussi une période trouble. La marque a vu son action plonger de 20 % en Bourse en quelques jours, suite à une alerte sur ses résultats financiers. Son PDG par intérim, Duncan Minto, a annoncé une baisse de la marge opérationnelle et des mesures de réduction des dépenses à court terme.

Officiellement, Alpine ne serait pas impactée. Mais difficile à croire, alors que l’équipe se traîne en fond de grille, que le programme moteur a été mis en pause, et qu’un plan de réduction des coûts est déjà en cours. Les évènements contredisent le discours.

La rumeur d’une vente de l’écurie Alpine revient avec insistance. En 2023, Renault a déjà cédé 24 % de l’équipe à un groupe d’investisseurs et plusieurs indices suggèrent une stratégie de désengagement. L’arrêt du développement moteur a permis une économie de près de 100 millions de dollars, et une offre de rachat évaluée à 1,2 milliard aurait été refusée, preuve de l’intérêt du marché.

La nomination de Flavio Briatore à un rôle de conseiller exécutif ne fait qu’alimenter les spéculations. Officiellement là pour redresser la situation, il pourrait aussi avoir été recruté pour faciliter une vente. À ses côtés, Steve Nielsen, figure respectée du paddock, prendra prochainement la tête des opérations.

Alpine, sixième du championnat en 2023 grâce à un double podium inespéré au Brésil, se retrouve aujourd’hui à la dernière place. Une dégringolade qui pourrait lui faire perdre plus de 30 millions de dollars de primes d’ici 2026, et aggraver un déficit de sponsoring déjà préoccupant.

Pendant ce temps, la nouvelle équipe américaine Cadillac, ambitieuse et bien dotée financièrement, aurait déjà convaincu plusieurs ingénieurs d’Enstone de la rejoindre. Sa stabilité et ses perspectives en font une alternative attrayante pour ceux qui souhaitent tourner la page après des années d’instabilité.

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