Un pneu tendrissime sera proposé par Pirelli à Imola

Pirelli introduit un nouveau pneu très tendre, le C6, pour la première fois en course lors du Grand Prix d’Émilie-Romagne de Formule 1.

À l’occasion du Grand Prix d’Émilie-Romagne, une petite nouveauté fera son entrée sur le paddock. Pirelli a choisi d’introduire le pneu C6, le plus tendre de sa gamme. Il s’agira de la première apparition de cette gomme en conditions de Grand Prix, marquant un tournant dans l’approche pneumatique de la saison 2025.

Pour ce septième rendez-vous du calendrier, les équipes auront accès à une combinaison inédite : C4, C5… et donc C6. Un changement notable par rapport à l’édition précédente, où les C3, C4 et C5 étaient de mise. La faible abrasivité de l’asphalte d’Imola a poussé Pirelli à tenter ce pari, sans compromettre la sécurité.

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Le C6, reconnaissable à sa bande rouge, sera désigné comme le pneu tendre pour le week-end. À ses côtés : le C5 (jaune) en medium et le C4 (blanc) en hard. Si les équipes sont déjà familières avec les C4 et C5, le C6 reste une inconnue. Jusqu’ici, il n’a roulé que lors des essais hivernaux à Bahreïn, dans des conditions extrêmes peu comparables avec celles d’Imola.

Pirelli reste prudent sur son utilisation : le manufacturier s’attend à ce que ce pneu soit surtout employé en qualifications, où l’adhérence maximale est primordiale. En course, la stratégie à un seul arrêt devrait rester privilégiée, et le C6 pourrait être trop fragile sur la durée.

L’introduction du C6 à Imola marque le début d’une phase d’expérimentation. Ce composé devrait également être proposé à Monaco et Montréal, deux circuits urbains avec des caractéristiques similaires : peu abrasifs, exigeants sur la motricité et la précision.

Pirelli veut ainsi analyser le comportement de ce nouveau pneu dans différents contextes afin de déterminer s’il peut devenir une option régulière en course. Tout dépendra des données récoltées lors des relais en essais libres.

Les écuries devront donc composer avec ce paramètre supplémentaire ce week-end, en jonglant entre performance pure et gestion des risques. Si le C6 tient ses promesses, il pourrait bien pimenter certaines qualifications… voire plus.

Author: Elisabeth Maingé, Consultante
Ingénieure de formation et passionnée de Formule 1 depuis son enfance, Élisabeth Maingé évolue au sein d’un grand constructeur automobile, où elle travaille dans le domaine de la recherche et du développement. Elle met son expertise technique au service de F1ACTU en analysant les performances des monoplaces, les choix aérodynamiques et les enjeux liés aux évolutions réglementaires. Son regard d’ingénieure apporte un éclairage précis sur les forces en présence dans le paddock, en reliant les données techniques aux performances en piste.

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