Mercedes admet une erreur lors de l’arrêt de Russell à Barcelone, qui a compromis sa fin de course face à Lewis Hamilton et Ferrari.

Relégué à près de vingt secondes de Lewis Hamilton à l’arrivée du Grand Prix de Barcelone, George Russell a dû se contenter de la deuxième place malgré un début de course particulièrement solide. Si le rythme affiché par Ferrari et la stratégie agressive de Lewis Hamilton ont largement pesé dans le résultat final, Mercedes a désormais reconnu qu’une erreur commise lors d’un arrêt au stand a également handicapé son pilote dans les derniers tours.
L’incident s’est produit lors du deuxième et dernier passage de Russell par les stands. Mercedes souhaitait ajuster l’angle de l’aileron avant afin d’optimiser le comportement de la W17 pour le dernier relais en pneus durs. Mais un problème sur le pistolet servant à effectuer ce réglage a conduit l’équipe à modifier l’aileron de manière incorrecte.
« Lors de notre dernier arrêt, nous avons mal ajusté l’aileron avant en raison d’un problème avec le pistolet de réglage », a expliqué Bradley Lord, directeur adjoint de Mercedes, lors du débriefing officiel de l’écurie. « Cela signifie qu’il s’est retrouvé avec une voiture présentant un équilibre très survireur, ce qui a clairement compromis son rythme dans la phase finale de la course. »
Une erreur infime, mais aux conséquences importantes sur un circuit où l’équilibre aérodynamique joue un rôle majeur dans la gestion des pneumatiques.
Cette révélation apporte un éclairage nouveau aux difficultés rencontrées par Russell après son dernier arrêt. Le Britannique avait pourtant parfaitement maîtrisé la première partie de l’épreuve, avant de voir progressivement Lewis Hamilton revenir dans ses rétroviseurs puis s’échapper.
« Je me sentais bien au départ et je creusais progressivement l’écart sur Lewis », expliquait Russell après la course. « Il s’est engagé très tôt sur une stratégie à trois arrêts. Nous avons couvert sa stratégie tout en restant sur deux arrêts. À partir de là, c’est devenu compliqué. Je n’avais tout simplement pas le rythme et je ne me sentais pas particulièrement à l’aise avec les pneus durs. »
Une victoire qui échappe à Mercedes
Mercedes estime avoir laissé filer une occasion réelle de s’imposer à Barcelone. L’écurie a perdu du temps dans les affrontements entre Russell et Andrea Kimi Antonelli avant l’abandon de ce dernier, tandis que Ferrari a également bénéficié d’un timing favorable avec la Voiture de Sécurité Virtuelle qui a facilité le dernier arrêt de Hamilton.
« En théorie, c’est une course que nous pouvions gagner », a reconnu Bradley Lord. « Nous avons perdu du temps lorsque nos deux pilotes se sont battus en piste. Ensuite, nous avons perdu Kimi sur un problème de fiabilité. Ferrari a également bénéficié du timing du VSC, qui a permis à Lewis de ressortir devant nous lors de son dernier arrêt. »
Le dirigeant britannique ne va toutefois pas jusqu’à affirmer que Russell aurait battu Hamilton sans ces circonstances. « Cela ne signifie pas forcément que le résultat aurait changé, mais nous aurions pu nous placer dans une position beaucoup plus favorable pour viser la victoire. »
Qu’elle ait coûté la victoire ou non, cette erreur apporte au moins une explication aux difficultés rencontrées par Russell dans son dernier relais. Un détail passé inaperçu pendant la course, mais que Mercedes reconnaît aujourd’hui avoir lourdement pénalisé son pilote.
A special day for British drivers in Formula 1 🩵 🇬🇧 pic.twitter.com/P8HbJtDWLc
— Mercedes-AMG PETRONAS F1 Team (@MercedesAMGF1) June 14, 2026





















