Pas question pour George Russell de se faire piquer sa place par Max Verstappen. Il verrouille son avenir chez Mercedes grâce à une clause bien négociée

Pendant une bonne partie de la saison 2025, la position de George Russell chez Mercedes était extrêmement inconfortable. Ce n’était un secret pour personne : des discussions très sérieuses étaient “en cours” entre son équipe et Max Verstappen.
Cette situation a duré des mois, durant lesquels le vainqueur des GP du Canada et de Singapour s’est retrouvé dans la position ingrate de “Plan B”. Un pilote en attente, dont l’avenir dépendait de la décision d’un rival. Finalement, l’accord avec Verstappen ne s’est pas fait, et Mercedes a annoncé la prolongation de Russell pour 2026, aux côtés de Kimi Antonelli. Fin de l’histoire ? Pas tout à fait.
On apprend aujourd’hui que George Russell n’est pas sorti de cette période d’incertitude sans garanties. Loin de là. Le fait de s’être senti “mené en bateau”, selon ses propres termes, l’a conduit à blinder son nouvel accord.
Il vient de révéler au Telegraph l’existence d’une “clause spécifique” qui change radicalement la donne. L’accord stipule que si le Britannique atteint certains objectifs de performance l’année prochaine (objectifs qu’il n’a pas détaillés), son contrat sera “automatiquement renouvelé” pour 2027.
Cela signifie que, pour 2027, Mercedes ne pourra pas le faire languir comme en 2025. La décision n’appartient plus à Toto Wolff ; elle appartient à George Russell. S’il performe, il reste. Point final. “Mon baquet pour 2027 est entre mes mains”, a-t-il résumé.
Paradoxalement, cette période de flottement, provoquée par le flirt de Mercedes avec Verstappen, a même servi les intérêts financiers de Russell. “En fait, je voulais signer le contrat en octobre 2024”, a-t-il admis. “Mais celui que j’ai obtenu aujourd’hui est substantiellement meilleur que celui que j’aurais eu à l’époque.”
Russell sait mieux que quiconque pourquoi ce baquet 2027 est si crucial. La révolution moteur de 2026 plane sur le paddock. Le souvenir de 2014, où Mercedes a anéanti la concurrence, est encore frais dans les esprits.