Le patron d’Alpine dévoile comment Mercedes a changé le quotidien de l’équipe et pourquoi Renault avait perdu la confiance de l’usine.
Sixième du championnat constructeurs avec 61 points et déjà un podium, Alpine n’a plus grand chose à voir avec la lanterne rouge de 2025. Pourtant, Flavio Briatore refuse de s’emballer. Pour lui, le changement apporté par Mercedes est réel, mais le travail est encore loin d’être terminé.
Interrogé par The Race, le conseiller exécutif italien estime que son équipe mérite seulement « six et demi sur dix ». « On n’est jamais vraiment satisfait. Même Toto Wolff cherche toujours à faire mieux. Plus on progresse, plus chaque dixième devient difficile à aller chercher. »
Selon Briatore, l’arrivée des groupes propulseurs et des boîtes de vitesses Mercedes a transformé l’ambiance à l’usine. « Nous avons maintenant les moteurs Mercedes, et cela a complètement changé le ressenti de tout le monde ici. Nous savons qu’au moins une partie de la voiture est la meilleure. Nous avons aussi la boîte de vitesses Mercedes. »
Avec cette base mécanique, les ingénieurs peuvent désormais concentrer leurs efforts sur le châssis. « Nos équipes travaillent désormais de l’avant de la voiture jusqu’au cockpit. À l’arrière, avec le moteur et la boîte Mercedes, nous savons que nous sommes bien. »
Briatore explique que la fin de l’aventure Renault était devenue inévitable. Il estime que l’équipe avait perdu sa direction et sa confiance dans le projet, ce qui avait entraîné le départ de plusieurs collaborateurs. « Nous avons perdu beaucoup de bonnes personnes à l’usine parce qu’à un moment, il n’y avait plus de direction claire. Les gens n’avaient plus confiance en Renault. »
La saison 2025 avait d’ailleurs marqué le point de rupture. Alpine avait terminé dernière du championnat constructeurs avec un moteur accusant un déficit estimé à une vingtaine de chevaux face aux meilleures unités de puissance.
Briatore regrette également le regard porté sur Renault en Formule 1. Il se souvient qu’après les titres mondiaux remportés avec Fernando Alonso, les questions portaient davantage sur la santé financière du constructeur que sur les performances sportives. « Je me souviens qu’après notre titre avec Fernando, un journaliste m’avait demandé de parler des finances de Renault. Nous étions champions du monde, mais certains cherchaient encore à semer le doute sur l’engagement du constructeur. »
Avec le moteur Mercedes, Alpine n’a plus à se demander si son groupe propulseur est au niveau. Pour Briatore, le défi est désormais ailleurs : faire progresser le châssis afin que l’équipe puisse transformer cette nouvelle base technique en résultats réguliers.
FP2 – 45/60 MINS:
— BWT Alpine Formula One Team (@AlpineF1Team) July 24, 2026
Pierre completes his Soft run:
⏱️ 1:20.816
🔢 P14 pic.twitter.com/7hmW25ZjMh



