Qui pour remplacer Adami comme ingénieur d’Hamilton

Ferrari réorganise le stand de Lewis Hamilton après le départ d’Adami. Le futur ingénieur devra concilier méthode, réactivité et confiance mutuelle.

La page Riccardo Adami est tournée. Vendredi 16 janvier, Ferrari a officialisé le changement : Lewis Hamilton n’aura plus le même ingénieur de piste pour aborder la saison 2026. Une décision qui s’inscrit dans une réflexion entamée de longue date à Maranello.

Durant toute la saison 2025, la relation entre Hamilton et Adami a souvent semblé sous tension. Les échanges radio, parfois secs, parfois ironiques, ont régulièrement alimenté les débats, même si le pilote britannique a toujours publiquement minimisé le problème. Après Monaco, il avait même balayé les critiques d’un revers de main, parlant de « polémiques inutiles » et assurant que leur collaboration restait solide.

En interne, le constat était visiblement différent. Frédéric Vasseur avait laissé entendre dès décembre que toutes les options étaient sur la table. Le transfert d’Adami vers la Driver Academy et le programme TPC n’est donc pas une sanction, mais un repositionnement stratégique.

Forcément, un nom est revenu immédiatement dans les discussions : Peter « Bono » Bonnington. L’ingénieur historique de Hamilton chez Mercedes, avec qui il a remporté six titres mondiaux, incarne la relation pilote-ingénieur la plus fructueuse de l’ère moderne.

Mais cette hypothèse relève davantage de la nostalgie que du réalisme. Bonnington est solidement installé chez Mercedes, promu à un rôle élargi depuis 2024, et travaille désormais aux côtés d’Andrea Kimi Antonelli. Selon des sources concordantes, un retour aux côtés d’Hamilton chez Ferrari est tout simplement exclu. « Aucune chance », résume un proche du dossier cité en Italie.

Ferrari n’a d’ailleurs jamais réellement envisagé un tel mouvement, consciente de la complexité politique et organisationnelle qu’impliquerait un recrutement externe de ce calibre.

La piste privilégiée mène donc vers Luca Diella, présenté par La Gazzetta dello Sport comme le favori naturel. Son profil colle parfaitement à la philosophie actuelle de la Scuderia. Arrivé chez Ferrari début 2025 après plusieurs saisons passées chez Mercedes comme ingénieur de performance, Diella travaille déjà au quotidien avec Hamilton depuis l’été dernier. Il connaît ses méthodes, son langage technique et ses attentes.

Son parcours rappelle d’ailleurs celui de Bryan Bozzi, promu ingénieur de course de Charles Leclerc après avoir occupé le même rôle de performance. Ferrari a déjà prouvé qu’elle privilégiait ce type de progression interne, jugée plus fluide et moins risquée.

Ferrari ne cherche pas un nom prestigieux, mais un relais technique efficace, capable de traduire les sensations d’Hamilton en directions claires pour le développement. Dans cette optique, Diella coche presque toutes les cases. L’officialisation devrait intervenir dans les prochaines semaines.

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