Nouvelle sortie lapidaire d’Hamilton sur sa SF25 au Mexique

Lewis Hamilton balance tout sur sa Ferrari : « Je ne veux pas piloter ça. » À Mexico, son ras-le-bol se lit dans chaque mot.

« Je ne veux absolument pas piloter ce que nous avions aujourd’hui. » Le verdict est signé Lewis Hamilton, et il est sans appel. Il ne s’agit pas d’une plainte sur un détail de réglage. C’est un rejet en bloc. Un cri de frustration qui résume à lui seul le calvaire de sa première saison chez Ferrari, même quand le chronomètre tente de faire illusion.

Pourtant, sur le papier, la journée de vendredi à Mexico n’a rien de catastrophique. Cinquième des Essais Libres 2, à seulement trois dixièmes de Max Verstappen. Une base de travail correcte, dirait-on. Mais le septuple champion du monde, lui, a vécu une toute autre session.

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Quand un journaliste dans le paddock lui a lancé un compatissant “Longue journée…”, Hamilton a rétorqué du tac au tac : « Ça a été une longue année. » Cette “longue année”, c’est 19 courses disputées pour Ferrari sans un seul podium en Grand Prix. C’est un record indésirable, celui de la plus longue attente pour un pilote de la Scuderia avant de monter sur le podium. Apparemment, ce n’est pas à Mexico que la tendance va s’inverser, sauf retournement de situation.

L’Autodromo Hermanos Rodriguez, perché à plus de 2 200 mètres, offre un air si peu dense que les voitures, même avec un maximum d’appui aérodynamique, n’ont aucune adhérence. « On a l’impression d’avoir moins d’adhérence qu’à Monza », a expliqué Hamilton.

Résultat, la SF-25, dont l’équilibre est déjà précaire, est devenue inconduisible. « La voiture glissait énormément », a-t-il décrit. « Glisser, ce n’est jamais amusant. Sauf si vous êtes dans une voiture de rallye. Certainement pas dans une Formule 1. »

Ce qui semble le plus dérouter le Britannique, c’est le paradoxe entre son ressenti et le classement final. « Je suis surpris que nous soyons relativement proches, étant donné à quel point le feeling n’était pas bon. »

Il sait qu’un travail de fond est nécessaire cette nuit, mais il n’affiche aucun optimisme. Au contraire. Lorsqu’on lui demande s’il y a un danger à trop changer les réglages, il a déclaré : « Je ne pense pas qu’on puisse faire pire. Je serais vraiment surpris si c’était pire. »

Il n’est d’ailleurs pas le seul à s’inquiéter à Maranello. Son coéquipier Charles Leclerc, pourtant plus rapide que lui ce vendredi, a lui aussi senti le vent tourner. Dans une conversation radio avec son ingénieur, le Monégasque a demandé, l’air de rien : « J’imagine que McLaren est sur une autre planète, non ? » Réponse de Bryan Bozzi : « Oui, pour l’instant, Norris est très rapide. »

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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