Hamilton pénalisé, Verstappen blanchi : Tollé au Mexique

Pénalité sévère pour Hamilton, silence radio sur Verstappen. La FIA crée la polémique au Mexique avec des décisions très contestées

C’est le genre de décision qui fait hurler les fans. Le Grand Prix du Mexique 2025 restera marqué par une direction de course à deux vitesses, aboutissant à une pénalité sévère pour Lewis Hamilton tandis que d’autres, Max Verstappen en tête, s’en sortaient sans la moindre égratignure.

Le résultat ? Une course ruinée pour le septuple champion du monde, et un sentiment d’injustice flagrant. L’incident qui a mis le feu aux poudres s’est déroulé au sixième tour. Hamilton, alors troisième, défendait sa position face à un Verstappen offensif. Quelques virages plus tôt, au virage 1, le Néerlandais avait plongé, provoquant un léger contact et forçant Hamilton à élargir. Verstappen lui-même avait coupé le virage suivant pour conserver son rythme. Pas d’enquête.

Quelques secondes après, au virage 4, Hamilton bloque ses roues avant. Il tire tout droit, incapable de ralentir suffisamment pour emprunter l’échappatoire (la “ligne jaune”). Il traverse l’herbe et reprend la piste en restant devant Verstappen.

“C’est tellement n’importe quoi (That’s bulls***)”, lâchera Hamilton à la radio, furieux, en apprenant sa sanction : dix secondes de pénalité. “L’adhérence est si faible là-bas… Ces gars sont incroyables.”. Pendant que la FIA dégainait son carnet de sanctions pour Hamilton, elle gardait les yeux fermés pour les autres.

Le chaos du premier virage en est l’exemple parfait. Dans la ruée vers le premier freinage, Charles Leclerc et Max Verstappen ont tous deux largement coupé le virage, labourant l’herbe pour conserver leurs positions. Lewis Hamilton, lui, était resté scrupuleusement sur l’asphalte.

Bilan : Leclerc termine deuxième, Verstappen troisième. Hamilton, après avoir purgé sa pénalité lors de son arrêt au stand, s’effondre à la huitième place. L’incompréhension était totale, et George Russell, l’ancien coéquipier d’Hamilton, s’est fait le porte-parole de la frustration générale.

“Je ne comprends pas comment trois pilotes peuvent couper le premier virage et juste continuer dans leur position”, a fulminé le pilote Mercedes. “C’est ridicule. Le gars [Verstappen] peut juste couper l’herbe et garder sa place. Pas de pénalité, rien.” Russell a même ironisé sur une “course de tondeuses à gazon”, dénonçant une “carte de sortie de prison” offerte par le tracé mexicain à ceux qui prenaient tous les risques.

La FIA, dans un communiqué, a bien tenté de justifier sa décision en détaillant les trois enquêtes ouvertes sur Hamilton pour ce seul tour. Les commissaires l’ont blanchi pour l’accrochage au Virage 1 (fait de course) et, étonnamment, pour ne pas avoir suivi la voie d’échappement (estimant qu’il allait trop vite pour le faire).

La sanction est tombée pour le troisième motif : “avoir quitté la piste et gagné un avantage durable”. En clair, la FIA n’a pas puni l’erreur (le blocage de roue), mais le fait d’être revenu en piste devant Verstappen.

Une explication technique qui ne convainc personne et qui ne fait qu’accentuer la frustration d’Hamilton. “J’ai pris un super départ… J’ai navigué les virages 1, 2 et 3, je ne suis pas sorti de la piste. D’autres l’ont coupée, ont gardé leur position, et n’ont pas eu de pénalité.” Pour le pilote Ferrari, qui court toujours après son premier podium en rouge, l’addition est salée.

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