Les enseignements de la deuxième journée de tests à Barcelone

Lewi Hamilton en marathonien (152 tours) contre Charles Leclerc en sprinteur. Ferrari alterne endurance et rythme, sous l’œil de Pirelli

Alors que les équipes et Pirelli poursuivent leurs préparatifs, la deuxième journée de tests à Barcelone a livré des données précieuses, malgré des chronos à interpréter avec prudence. Entre programmes spécifiques et comparaisons techniques, retour sur ce qui ressort de cette session dense.

Après avoir suscité l’enthousiasme des Tifosi en devançant Charles Leclerc mardi, Lewis Hamilton a cédé la première place au Monégasque mercredi. Leclerc a signé un meilleur tour en 1:14.971, surpassant de neuf dixièmes son nouveau coéquipier (1:16.759). Une inversion de hiérarchie à relativiser, puisque les deux pilotes Ferrari ont suivi des plans de travail distincts, dictés par Pirelli.

Hamilton, lui, a surtout multiplié les tours (152 boucles), privilégiant la collecte de données sur la fiabilité et les pneus durs. Une approche méthodique qui contraste avec les 74 tours de Leclerc, focalisé sur des essais comparatifs de gommes et de structures.

Oscar Piastri, troisième homme en piste, a enchaîné 74 tours au volant de la McLaren, avec un temps référence de 1:15.815. Le Australien a participé activement aux tests de composés plus rigides, essentiels pour Pirelli. Comme pour Ferrari, les chronos bruts ne reflètent pas une hiérarchie en performance pure, mais soulignent la diversité des objectifs.

Mario Isola, directeur de Pirelli F1, a salué la collaboration des équipes : « Ces tests sont cruciaux pour affiner les pneus pour la prochaine saison. Barcelone, exigeante en dégradation, nous offre des informations clés sur l’énergie générée et la durabilité ». Les essais ont notamment porté sur des structures renforcées et des gommes dures, destinées à mieux résister aux circuits abrasifs.

Si les temps au tour alimentent les débats, ils restent indicatifs. Les programmes variés (nombre de tours, types de pneus, carburant embarqué) empêchent toute comparaison directe. L’objectif premier de ces journées ? Valider des paramètres techniques, non dévoiler le potentiel réel des voitures.

Author: Elisabeth Maingé, Consultante
Ingénieure de formation et passionnée de Formule 1 depuis son enfance, Élisabeth Maingé travaille au sein d’un grand constructeur automobile, où elle évolue dans le domaine de la recherche et du développement. À ses heures perdues, elle met son expertise technique au service de F1ACTU, en décryptant les performances des monoplaces, les innovations et l'impact des évolutions réglementaires sur les forces en présence dans le paddock. Son regard critique et sa pédagogie nous permettent de mieux construire notre réflexion et nos analyses lors des week-end de course.

1 thought on “Les enseignements de la deuxième journée de tests à Barcelone

  1. “1:14.971, surpassant de neuf dixièmes son nouveau coéquipier (1:16.759).” ?! Déjà en comptant mal, cela fait moins de 8 dixièmes…mais, comme vous êtes décidément très très mauvais en calcul (ou en recopiage de temps… ?), cela fait même une seconde et 8 dixième… ! Cela fait beaucoup, non ? Comme erreurs je veux dire…

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