Les équipes commencent déjà à s’organiser autour d’Imola alors que le Qatar et Abu Dhabi restent sous la menace d’un changement de calendrier
La Formule 1 n’a pas encore décidé où elle terminera sa saison 2026, mais Imola se prépare déjà à cette éventualité. Le Qatar et Abu Dhabi doivent actuellement accueillir les deux dernières manches du championnat, dans un contexte qui rend leur maintien incertain.
L’Italie pourrait donc être appelée à la rescousse. L’Automobile Club d’Italie travaille déjà sur cette possibilité.
Geronimo La Russa, président de l’ACI, a confirmé que des discussions étaient en cours avec les autorités italiennes. « Compte tenu de la situation internationale compliquée au Moyen-Orient, nous collaborons avec le gouvernement et les institutions sportives pour nous assurer que nous sommes prêts à accueillir un deuxième Grand Prix de Formule 1 dans notre pays, dès les prochains mois, pour le championnat en cours », a-t-il déclaré, qualifiant Imola de « solution idéale ».
La F1 doit attendre jusqu’à la mi-septembre avant de prendre une décision définitive concernant le Qatar et Abu Dhabi. Mais les préparatifs semblent déjà avoir commencé. La Gazzetta dello Sport rapporte notamment que des équipes auraient commencé à réserver des hôtels autour d’Imola pour la fin novembre et le début du mois de décembre.
Ce détail ne constitue évidemment pas une confirmation du scénario. Il montre simplement que les équipes se préparent à plusieurs éventualités.
Un dernier Grand Prix européen inédit depuis près de trente ans
Si Imola était finalement retenue, la Formule 1 retrouverait un final européen pour la première fois depuis 1997.
À l’époque, le championnat s’était conclu à Jerez lors du Grand Prix d’Europe, resté célèbre pour l’accrochage entre Michael Schumacher et Jacques Villeneuve. Depuis, la dernière manche de la saison a progressivement pris ses habitudes hors d’Europe.
Un retour à Imola aurait aussi une particularité assez peu banale : la météo. Fin novembre, les températures seraient évidemment très éloignées de celles rencontrées habituellement en F1, avec la pluie et la luminosité réduite comme autres inconnues.
James Vowles ne semble pourtant pas contre l’idée. « Si c’était Imola — et pour être clair, ce n’est pas confirmé — la météo serait intéressante et donnerait un peu de piquant. Ce serait quand même agréable de revenir à une course européenne pour terminer la saison », a déclaré le directeur de Williams.
Pour l’instant, rien ne change officiellement. Le Qatar et Abu Dhabi restent les deux dernières étapes prévues du championnat 2026. La Formule 1 souhaite cependant disposer d’une solution de remplacement si les conditions ne permettent pas de maintenir ces rendez-vous. Imola apparaît aujourd’hui comme l’option européenne la plus concrète évoquée publiquement.
Ayao Komatsu, directeur de Haas, résume assez bien l’état d’esprit du paddock : une décision rapide permettrait surtout aux équipes de s’organiser correctement. « Évidemment, il aurait été préférable de prendre une décision plus tôt, mais je comprends que ce soit difficile. Plus la décision sera prise tôt, mieux ce sera. »
Pour Imola, le compte à rebours a donc déjà commencé. Mais le circuit devra encore attendre la décision de la F1 avant de savoir s’il accueillera réellement le paddock une seconde fois cette année.
L’incertitude pourrait aussi modifier le début de la saison 2027
Le problème ne s’arrête pas au calendrier 2026. La situation au Moyen-Orient pourrait également avoir des conséquences sur le début de la campagne 2027, puisque Bahreïn et l’Arabie Saoudite doivent actuellement accueillir les premières courses de la saison.
Selon les scénarios rapportés en Italie, la Chine, le Japon et l’Australie pourraient alors ouvrir le championnat si les deux manches du Golfe ne pouvaient pas se tenir aux dates prévues.
Ce calendrier alternatif reste lui aussi hypothétique, mais la F1 prépare plusieurs portes de sortie.

