Face à Charles Leclerc, Lewis Hamilton confirme sa capacité d’adaptation et offre selon Carlos Sainz une leçon dont tous les pilotes de F1 peuvent tirer profit
Lewis Hamilton a accéléré la cadence chez Ferrari. Après une première saison difficile à Maranello, le Britannique a pris l’avantage sur Charles Leclerc au championnat et cette situation n’échappe évidemment pas à Carlos Sainz.
L’ancien pilote Ferrari y voit même une « leçon pour tout le monde ». Hamilton devance Leclerc, mais c’est surtout la manière dont ce duel a évolué avec les nouvelles règles qui interpelle Sainz.
Après douze manches, Hamilton possède 28 points d’avance sur Leclerc au classement des pilotes. Une situation assez différente de celle observée en 2025, lorsque le Monégasque avait largement pris le dessus sur son nouveau coéquipier.
Les monoplaces 2026 ont profondément modifié les sensations au volant et la manière d’exploiter leur potentiel. Or, lorsqu’une nouvelle génération de voitures arrive, certains pilotes trouvent rapidement leurs marques tandis que d’autres doivent revoir leurs habitudes.
« C’est impressionnant de voir à quel point les performances entre équipiers ont varié », explique Sainz, selon Motorsport. Hamilton et Leclerc ne sont d’ailleurs pas les seuls concernés. Kimi Antonelli a pris l’ascendant sur George Russell chez Mercedes, tandis que Max Verstappen ne possède plus la même marge sur le deuxième pilote Red Bull, en l’occurrence Isack Hadjar.
L’Espagnol estime qu’une voiture peut naturellement correspondre au style d’un pilote. Dans ce cas, la performance vient parfois très vite. Mais lorsque la monoplace ne réagit pas comme le pilote le souhaite, il faut être capable de changer. « Une voiture peut vous convenir très bien, ou ne pas être exactement ce que vous voulez, mais tôt ou tard, il faut s’adapter », résume-t-il.
Cette capacité prend encore plus d’importance avec les changements techniques de 2026. Les repères accumulés pendant plusieurs années ne sont plus forcément aussi utiles. Hamilton en sait quelque chose. Son adaptation à Ferrari avait été compliquée en 2025. Il avait terminé la saison derrière Leclerc et avait régulièrement semblé moins à l’aise que le Monégasque avec la monoplace italienne. Quelques mois plus tard, la situation s’est inversée.
Cela ne signifie pas que Leclerc serait devenu moins bon. Simplement, Hamilton semble avoir mieux trouvé ses marques avec cette nouvelle génération de Ferrari.


