Le défi F1 25 entre Hamilton, Leclerc et les pilotes e-sport Ferrari tourne à l’avantage du Britannique, plus rapide que les spécialistes du jeu.
Lewis Hamilton n’a jamais eu besoin d’un volant virtuel pour prouver son talent. Mais à 41 ans, le septuple champion du monde vient de rappeler qu’il pouvait aussi être redoutable derrière un simulateur. Opposé à Charles Leclerc et à deux spécialistes de l’e-sport Ferrari sur le jeu officiel F1 25, le Britannique a créé la surprise en signant le meilleur chrono.
Pour ce défi organisé par la Scuderia Ferrari sur sa chaîne YouTube, les pilotes se sont affrontés sur le Red Bull Ring, théâtre du Grand Prix d’Autriche. Et le premier duel n’a pas vraiment laissé place au suspense.
Avec un tour bouclé en 1:06.468, Hamilton a devancé son équipier Charles Leclerc, auteur d’un chrono en 1:07.583. Plus surprenant encore, le Britannique a également résisté aux assauts des deux pilotes e-sport Ferrari engagés pour l’occasion.
John Evans et Bari Broumand, pourtant habitués à repousser les limites sur les jeux de Formule 1, n’ont pas réussi à battre la référence établie par le pilote Ferrari. Les temps exacts n’ont pas été dévoilés dans la vidéo, mais leurs réactions laissent comprendre que l’écart se comptait en quelques dixièmes seulement.
La performance de Hamilton est d’autant plus notable que ses adversaires ne sont pas de simples amateurs. John Evans occupe actuellement le rôle de troisième pilote e-sport de Ferrari. Il a auparavant représenté Aston Martin et participé au championnat du monde F1 Sim Racing en 2022 ainsi qu’en 2023/24.
Bari Broumand, de son côté, a porté les couleurs de Mercedes et McLaren dans l’univers virtuel avant de terminer quatrième du championnat F1 Esports Series en 2022.
Alors comment expliquer que le champion du monde ait réussi à battre des spécialistes de la discipline ? Un détail pourrait avoir son importance : les deux simracers ne disposaient pas forcément de leurs réglages habituels. Broumand a notamment expliqué que leurs configurations personnelles n’étaient pas utilisées, un élément important dans une compétition où chaque paramètre peut influencer le chrono.
Hamilton, lui, estime même qu’il aurait pu aller encore plus vite. Le Britannique a expliqué qu’un tour parfait pourrait lui permettre d’aller chercher un temps dans les 1:04, ce qui le placerait parmi les références mondiales sur le contre-la-montre du Red Bull Ring.
Cette aisance sur un jeu vidéo n’est pas vraiment une surprise. Hamilton pratique le gaming depuis son enfance et a renforcé ces dernières années ses liens avec l’univers virtuel en devenant ambassadeur des produits EA Sports.
Le Britannique n’avait toutefois pas participé au championnat virtuel organisé par la Formule 1 pendant la pandémie en 2020, une compétition remportée à l’époque par George Russell, alors pilote Williams.
Comme quoi, même dans un monde virtuel, il reste visiblement difficile de battre Lewis Hamilton.


