Après la débâcle 2025, Anthony Joshua et les investisseurs d’Otro Capital pourraient vendre leurs parts à un groupe mené par Horner.

Le paddock de la Formule 1 ne connaît pas de véritable trêve, et les mouvements les plus décisifs se jouent parfois loin des vibreurs, dans les bureaux feutrés des fonds d’investissement. Alors que le rideau est tombé sur une saison 2025 catastrophique pour Alpine, conclue à une humiliante dixième place, une rumeur gagne en épaisseur : Christian Horner préparerait son retour en rachetant les parts du consortium Otro Capital. L’ancien patron de Red Bull ne reviendrait pas comme un simple salarié, mais comme un véritable co-propriétaire, profitant de la lassitude de certains actionnaires prestigieux.
L’arrivée en 2023 du groupe américain Otro Capital au sein de l’écurie d’Enstone avait été orchestrée comme un coup marketing magistral. En attirant des icônes du sport et du spectacle comme le boxeur Anthony Joshua, le golfeur Rory McIlroy ou l’acteur Ryan Reynolds, Renault espérait injecter du glamour et des capitaux frais. Cependant, la réalité de la piste a fini par ternir l’éclat de cet investissement. Pour des athlètes dont l’image repose sur l’excellence et la victoire, être associé à la lanterne rouge du championnat constructeurs devient un handicap de réputation.
Le climat actuel semble donc propice à une sortie de capital pour ces investisseurs de la première heure. Cette volonté de vendre s’explique par un calcul financier simple : la valeur des écuries reste haute grâce au plafonnement budgétaire, mais le potentiel de croissance immédiat d’Alpine est sérieusement entamé par ses errances managériales. Pour Anthony Joshua, qui s’apprête par ailleurs à toucher une somme colossale pour son combat contre Jake Paul ce samedi, revendre sa participation à un groupe mené par Christian Horner représenterait une opportunité de réaliser une plus-value avant que l’image de l’écurie ne se dégrade davantage.
Si Christian Horner s’intéresse à une structure en pleine débâcle, c’est qu’il y voit une opportunité industrielle lucrative. Actuellement en période de retrait obligatoire, son fameux “gardening leave” qui prendra fin au printemps 2026, l’ex-dirigeant de Milton Keynes ne peut pas encore intervenir sur le plan technique. En revanche, rien ne lui interdit de structurer une acquisition financière. Son intérêt pour Alpine repose sur un pilier central : le passage imminent de l’écurie au moteur Mercedes pour 2026. En abandonnant son statut de constructeur moteur pour devenir une écurie cliente, Alpine élimine son principal point faible technique tout en réduisant ses coûts de développement.
Cette mutation transforme Alpine en une cible d’investissement idéale pour un homme de la trempe d’Horner. Accompagné d’investisseurs restés pour l’instant dans l’ombre, il pourrait s’offrir les 24 % de parts détenues par Otro Capital. Cette manœuvre lui permettrait de s’associer à son ami de longue date, Flavio Briatore, pour reprendre les rênes d’une équipe disposant d’une unité de puissance de premier plan dès le prochain cycle réglementaire. Le passage d’un statut d’employé chez Red Bull à celui de propriétaire chez Alpine marquerait une revanche cinglante pour celui qui a été évincé de son poste en juillet dernier.
L’éventuelle arrivée de Christian Horner au capital d’Alpine obligerait Renault Group à un exercice d’équilibriste politique délicat. Accepter que l’homme qui a passé des années à fustiger la qualité des moteurs français devienne un partenaire d’affaires demande un pragmatisme froid. Pourtant, face à l’urgence de redresser Enstone, l’expertise de Horner en matière de structuration d’équipe est un atout que peu d’autres candidats peuvent offrir.
Le départ pressenti des stars du sport au profit d’un pur spécialiste de la course signale une volonté de l’écurie de revenir à ses fondamentaux. La Formule 1 de 2026, avec ses voitures plus compactes et son électrification massive, ne pardonnera plus l’amateurisme. En reprenant les parts d’Otro Capital, Horner ne se contenterait pas de racheter des actions ; il importerait une culture de la gagne qui a fait cruellement défaut à Alpine tout au long de cette année 2025.
There MIGHT be a buyer for Alpine's reportedly outgoing celebrity investors…an #F1 celebrity!
— LawVS (@LawVSX) December 18, 2025
Christian Horner's supposed interest in working with buddy Flavio Briatore could either be brilliant or explosive. Red Bull 2.0…or #Formula1's newest MEAN TEAM! #FormulaOne pic.twitter.com/atwNGhl2ug