Christian Horner préparerait un retour en F1 via Alpine, avec l’idée de racheter des parts minoritaires pour peser sur les décisions.

Le paddock pensait Christian Horner hors-jeu jusqu’au printemps 2026, date de la fin de sa période de “jardinage” imposée par Red Bull. Pourtant, l’ancien directeur d’équipe britannique s’active en coulisses pour orchestrer un retour fracassant. Loin de chercher un simple poste salarié, Horner viserait une entrée au capital de l’écurie Alpine. Une manœuvre qui transformerait l’ancien critique le plus virulent de Renault en copropriétaire de l’équipe française.
Contrairement aux bruits de couloir suggérant un rachat total, la stratégie de Horner est plus fine. Renault Group a répété que l’écurie n’était pas à vendre dans sa globalité. La fenêtre de tir se situe sur les parts minoritaires.
En 2023, le consortium américain Otro Capital a acquis 24 % de l’équipe d’Enstone, amenant avec lui des investisseurs célèbres comme Ryan Reynolds ou Patrick Mahomes. Or, la saison 2025 catastrophique d’Alpine, lanterne rouge du championnat constructeurs, a probablement refroidi les ardeurs de ces investisseurs venus chercher de la visibilité et du profit.
Pour Horner, soutenu par des financiers anonymes, racheter cette participation est le ticket d’entrée idéal. Cela lui permettrait de s’asseoir à la table des décisions sans avoir à convaincre Renault de lâcher le contrôle majoritaire, tout en profitant d’une valorisation de l’équipe potentiellement à la baisse après une année noire.
L’ambition de Horner a muté. Après vingt ans à diriger Red Bull Racing en tant qu’employé — certes tout-puissant — il ne souhaite plus rendre de comptes à un PDG ou subir les luttes de pouvoir qui ont précipité sa chute en juillet dernier.
Ses discussions avortées avec Aston Martin ont confirmé cette tendance. Lawrence Stroll a verrouillé l’organigramme avec Adrian Newey, ne laissant aucune place pour un profil Alpha tel que Horner. L’option Alpine, via une prise de participation, lui offrirait ce qu’il recherche : du contrôle et de l’équité. Il ne reviendrait pas pour simplement gérer le muret des stands, mais pour peser sur la stratégie globale de l’entreprise.
La crédibilité de cette rumeur repose sur Flavio Briatore. Le conseiller exécutif d’Alpine est un ami intime de Christian Horner. Les deux hommes partagent une vision pragmatique, voire cynique, de la Formule 1. Dans un contexte où Enstone doit se reconstruire, l’alliance de ces deux vétérans pourrait séduire une direction cherchant à redresser la barre à tout prix.
De plus, la configuration future d’Alpine rend le projet plus attractif pour l’Anglais. En 2026, l’équipe abandonne le statut de constructeur pour devenir cliente Mercedes. Horner connaît parfaitement l’efficacité du moteur allemand pour l’avoir combattu durant l’ère hybride. Ironiquement, racheter une partie d’Alpine aujourd’hui revient à investir dans une “Mercedes B” potentielle, débarrassée du fardeau du développement moteur de Viry-Châtillon.
Reste une inconnue majeure : l’accord par Renault. Christian Horner a passé une décennie à critiquer publiquement la qualité des moteurs français à l’époque où Red Bull était client du Losange. Voir cet homme revenir par la fenêtre en tant qu’actionnaire demanderait un pragmatisme absolu de la part des dirigeants.
Mais en Formule 1, les ennemis d’hier sont souvent les partenaires de demain, surtout quand il s’agit de sauver une écurie en perdition. Si l’argent est là et que le plan de redressement tient la route, le passé pourrait être vite oublié.
Christian Horner souhaiterait faire son retour et est en pourparlers avec Alpine. 💣
— Le Sprint (@LeSprintEdition) December 16, 2025
Avec un groupe d’investisseurs, le Britannique veut acquérir 24% des parts de l’écurie.#F1 pic.twitter.com/DsCpDCtSrA
J’étais supporter d’Alpine, mais l’arrivée de Briatore m’avait refroidi !
Si désormais Horner est de la partie, bye bye Alpine, Renault, et vraiment déçu pour Gasly.