Ces chiffres qui montrent l’ampleur du désastre chez Ferrari

Ferrari encaisse une triple humiliation : Verstappen marque plus qu’elle, Hamilton végète en Q1, et l’équipe finit 4e. Bref, une saison à oublier

Le drapeau à damier d’Abu Dhabi a scellé l’un des bilans comptables les plus douloureux de l’histoire moderne de Ferrari. Si l’attention s’est focalisée sur le sacre de Lando Norris, une lecture attentive du classement final révèle une anomalie statistique humiliante pour l’écurie la plus titrée de l’histoire. L’association de rêve entre la Scuderia et Lewis Hamilton s’est transformée en un cauchemar chiffré.

Voici les trois statistiques qui résument le mieux l’ampleur du naufrage rouge cette année.

  • 398 vs 421 : L’Humiliation Suprême

C’est le chiffre qui fera le plus mal à l’orgueil de Frédéric Vasseur cet hiver. Au classement final des constructeurs, Ferrari a accumulé un total de 398 points avec ses deux voitures. Or, Max Verstappen, à lui tout seul, en a marqué 421.

En Formule 1 moderne, où la fiabilité est devenue la norme, il est rarissime qu’un seul pilote parvienne à marquer plus de points une écurie entière du top 4. Cela signifie concrètement que si Red Bull n’avait aligné qu’une seule monoplace cette saison face aux deux Ferrari de Hamilton et Leclerc, l’écurie autrichienne aurait tout de même terminé devant au championnat.

Le constat est d’autant plus terrible que Verstappen n’est pas le seul à avoir réalisé cet exploit. Lando Norris (423 points) et Oscar Piastri (410 points) ont, eux aussi, marqué individuellement plus de points que l’institution Ferrari dans son ensemble.

  • 16 : Le Chiffre Maudit des Qualifications

La racine du mal pour Lewis Hamilton tient en un nombre : 16. C’est la position moyenne de départ du Britannique sur les dernières courses, et c’est sa place sur la grille à Abu Dhabi.

Pour un septuple champion du monde, se faire éliminer en Q1 est censé être un accident ponctuel. Cette saison, c’est devenu une habitude. L’incapacité d’Hamilton à faire fonctionner les pneus sur un tour lancé avec la SF-25 l’a condamné à des remontées impossibles le dimanche.

Son message radio à son ingénieur Riccardo Adami après les qualifications de Yas Marina — « À chaque fois, mec, je suis tellement désolé » — trahit une impuissance technique totale. Hamilton ne s’est pas contenté d’être lent ; il a été transparent. Là où Charles Leclerc parvenait à sauver les meubles avec une 4e place en course et 242 points au compteur, Hamilton a fini la saison avec 156 points, soit un déficit abyssal de 86 points sur son coéquipier.

  • 4e : La Chute dans la Hiérarchie

Ferrari termine la saison à la 4e place du championnat des Constructeurs. Pour une équipe qui visait le titre en début d’année, c’est un recul net. Mais ce qui inquiète, c’est l’identité des équipes qui la précèdent.

La Scuderia a été battue non seulement par Red Bull et McLaren, mais aussi par Mercedes, l’ancienne écurie d’Hamilton, qui termine 2e. Voir Hamilton quitter Mercedes pour rejoindre Ferrari, et finir derrière son ancienne équipe, est une cruelle ironie sportive.

Cela fait presque 20 ans que Ferrari court après un titre. Mais rarement l’écart de performance pure n’a semblé aussi difficile à combler. Les commentaires d’Hamilton durant l’été, se qualifiant d’« inutile » et avouant avoir hâte que la saison se termine, ne sont pas des paroles en l’air. Ils sont le symptôme d’un mariage qui, pour l’instant, n’a produit que de la frustration.

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