Norris n’a pas pu exhiber le N°1 sur sa MCL39 lors des tests d’Abu Dhabi

Norris devra attendre le gala pour arborer le N°1 : aux tests, sa McLaren reste en N°4. Son casque doré est le seul hommage autorisé à son titre

C’était l’image que tous les photographes attendaient mardi matin dans la voie des stands de Yas Marina : la McLaren MCL39 frappée du prestigieux N°1, symbole du nouveau règne de Lando Norris. Le Britannique lui-même en avait fait la demande expresse à son équipe dimanche soir, désireux d’étrenner son nouveau statut dès les tests Pirelli d’après-saison.

Pourtant, lorsque la monoplace papaye a pris la piste pour tester les gommes 2026, c’est bien le traditionnel N°4 jaune fluo qui ornait le museau. Ce n’était pas un oubli de la part des stickeurs de l’écurie, ni une forme de modestie du pilote. C’est simplement l’application stricte d’une rigidité administrative propre à la FIA.

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Pour le grand public, Lando Norris est champion du monde depuis qu’il a franchi la ligne d’arrivée dimanche soir. Mais pour les tablettes de la Fédération Internationale de l’Automobile, il n’est qu’un “champion provisoire”.

Le règlement explique que le titre n’est officiellement attribué que lors de la cérémonie de remise des prix de la FIA (le fameux “Prize Giving Gala”), qui se tiendra ce vendredi à Tachkent, en Ouzbékistan. Tant que Lando Norris n’a pas reçu son trophée des mains du président Mohammed Ben Sulayem, les systèmes de chronométrage et les listes d’engagés restent figés.

C’est un cas de figure que Max Verstappen avait déjà expérimenté en 2021. Après son sacre controversé face à Hamilton, le Néerlandais avait dû effectuer les tests d’après-saison avec son numéro 33, rongeant son frein avant de pouvoir apposer le N°1 sur sa Red Bull l’année suivante. La bureaucratie de la F1 ne connaît pas l’euphorie du moment.

Frustré par ce blocage réglementaire, Norris a tout de même trouvé une parade pour marquer le coup. S’il n’a pas pu toucher à la livrée de sa voiture, il a modifié le seul élément qui lui appartient totalement : son casque. Le pilote McLaren a limé le bitume d’Abu Dhabi avec une protection intégralement dorée, seul clin d’œil autorisé à son sacre.

Cette envie pressante d’arborer le N°1 tranche avec l’approche de Lewis Hamilton, qui a passé la majorité de ses années de domination à conserver son N°44 (sauf pour une dérogation unique lors des EL1 à Abu Dhabi 2018). Norris, lui, a confirmé qu’il utiliserait le droit réservé au champion en 2026. « C’est pour une raison précise… Tous les membres de l’équipe, mes mécaniciens, mes ingénieurs, pourront le porter avec fierté. »

Il sait que voir ce chiffre sur la carrosserie est la validation ultime du travail des centaines d’employés de Woking. « Ce n’est pas aussi cool quand vous portez le numéro 4 », a-t-il conclu.

Max Verstappen, de son côté, s’apprête à faire le chemin inverse. Après quatre années de règne sous le N°1, la Red Bull retrouvera un numéro classique en 2026. Avec le départ de Daniel Ricciardo, le Néerlandais pourrait délaisser son N°33 historique pour récupérer le N°3, libre à nouveau. Une page se tourne, jusque dans la typographie des monoplaces.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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