On sait quand Ferrari dévoilera sa voiture de 2026

Fiorano accueillera le 23 janvier la présentation de la Ferrari 2026, symbole du virage technique opéré sous Loïc Serra.

À Maranello, l’heure n’est plus aux bilans d’une saison 2025 qu’on préférerait oublier, mais à une mobilisation générale pour le “Projet 678”. Le secret a été levé lors de la traditionnelle conférence de presse de fin d’année : la nouvelle monoplace italienne sera officiellement présentée le vendredi 23 janvier 2026. Le lieu choisi est hautement symbolique : la piste privée de Fiorano.

En dévoilant la voiture à domicile trois jours seulement avant les premiers essais collectifs de Barcelone (prévus du 26 au 30 janvier), Ferrari s’offre l’opportunité d’un shakedown immédiat. Ces premiers tours de roues techniques permettent de vérifier l’intégration des systèmes complexes du nouveau moteur hybride à 50 % électrique avant d’affronter le verdict du chronomètre en Espagne.

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Si la saison 2025 a été marquée par l’arrivée de Loïc Serra au poste de directeur technique, la monoplace de 2026 sera son véritable baptême du feu. Frédéric Vasseur a tenu à remettre les pendules à l’heure : l’échec de la SF-25 ne peut être imputé au transfuge de Mercedes, arrivé alors que le concept était déjà figé.

Le “Projet 678” est la première voiture conçue intégralement sous l’égide de Serra. Pour l’épauler dans cette transition vers un règlement privilégiant la réduction de la traînée et la finesse aérodynamique, deux autres recrues de choix venues de Brackley font leur entrée :

  • Shaid Farzand : Expert en corrélation entre le simulateur et le comportement thermique des pneus.
  • Giulia Zoppini : Spécialiste de la réduction de traînée, un domaine critique avec l’arrivée de l’aéro active.

L’objectif est de bousculer des processus internes jugés trop rigides et intégrer la culture de l’efficacité qui a fait le succès des Flèches d’Argent pendant une décennie.

Pour Lewis Hamilton, 2026 représente bien plus qu’une nouvelle saison. Son année 2025 a été statistiquement la pire de sa carrière : aucun podium, une défaite cuisante face à Charles Leclerc et le triste record de la plus longue période sans podium pour un débutant chez Ferrari, effaçant celui de Didier Pironi.

Frédéric Vasseur a admis avoir sous-estimé l’ampleur du choc culturel pour le septuple champion. Après 20 ans dans l’écosystème Mercedes, Hamilton a dû réapprendre chaque logiciel, chaque procédure et chaque interaction humaine. « Ce n’est pas que nous faisons moins bien, c’est que nous faisons différemment. Si vous perdez quelques centièmes sur chaque détail, à la fin, cela se transforme en dixièmes », explique Vasseur.

Hamilton ne reste pas passif. En coulisses, il a multiplié les rapports d’analyse pour pointer les faiblesses structurelles de la Scuderia. Un nouveau volant, plus proche de ses standards d’ergonomie, a déjà été validé pour 2026. Le Britannique parie sur le fait que la disparition des tunnels Venturi — qu’il n’a jamais réussi à dompter — au profit de fonds plats plus conventionnels, lui redonnera l’agilité nécessaire en entrée de virage.

Ferrari est l’une des écuries ayant stoppé le développement de sa voiture 2025 le plus tôt, dès le mois d’avril. Ce choix stratégique explique la chute de performance au profit de Mercedes et Red Bull en fin de championnat, reléguant l’équipe à la quatrième place des constructeurs.

Mais ce sacrifice est le prix à payer pour maîtriser les inconnues de 2026 :

  1. L’aéro active : La gestion des volets mobiles avant et arrière pour compenser la perte de puissance thermique.
  2. Le 50/50 électrique : La récupération d’énergie massive sous peine de “saturer” en pleine ligne droite.
  3. Le poids : Atteindre les 768 kg imposés tout en logeant une batterie deux fois plus puissante.

En fixant sa présentation au 23 janvier, Ferrari envoie un message : le travail de fond est terminé, la phase d’exécution commence. La pression est désormais sur les épaules de Loïc Serra et d’un duo de pilotes qui n’aura plus aucune excuse si le “Projet 678” ne rend pas son lustre à Maranello.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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