Verstappen n’aime pas ce qu’Hamilton est en train de devenir

Lewis Hamilton sans podium en 2025 : une image qui dérange Max Verstappen, inquiet de voir un champion perdre ses repères en fin de parcours

L’une des images qu’on retiendra de cette saison 2025 de Formule 1, c’est celle d’un Lewis Hamilton méconnaissable dans le garage Ferrari. Pour la première fois de sa carrière, le Britannique termine une année complète sans le moindre podium. Ce déclassement d’une légende aux 105 victoires ne laisse personne indifférent, à commencer par son plus grand rival, Max Verstappen.

Le Néerlandais, d’ordinaire peu enclin aux effusions de sentiments, a surpris lors de son entretien de fin d’année avec Viaplay. Derrière le compétiteur féroce, on a découvert un observateur sincèrement touché par la détresse de son aîné.

Avec 86 points de retard sur son coéquipier Charles Leclerc et une série humiliante de trois éliminations consécutives dès la Q1 en fin de saison, l’ex-roi de la discipline a semblé perdre ses repères.

Ce qui frappe Verstappen, ce n’est pas tant le manque de vitesse pure — les chronos en course restant parfois corrects — que l’attitude générale du septuple champion. Hamilton est apparu abattu, les traits tirés, multipliant les messages radio chargés de frustration et de résignation. « Ça se ressent partout, notamment à la radio. Honnêtement, ça me fait de la peine », a admis le pilote Red Bull. Voir un “guerrier” de cette trempe réduit à l’ombre de lui-même est un crève-cœur pour ceux qui ont connu les joutes épiques de 2021.

Verstappen analyse ce déclin, liant la performance à l’usure physique et mentale. À 40 ans, Hamilton entre dans une zone où chaque Grand Prix pèse deux fois plus lourd. Le Néerlandais a d’ailleurs longuement échangé à ce sujet avec Fernando Alonso, le doyen du plateau, lors d’un vol vers le Qatar.

La conclusion est sans appel : les monoplaces actuelles, avec leurs suspensions ultra-rigides imposées par l’effet de sol, sont des instruments de torture pour le dos et le cou. Ce que le corps d’un jeune pilote de 20 ans encaisse sans sourciller devient un obstacle quotidien pour un quadragénaire. Verstappen souligne que si la motivation s’effrite en plus des douleurs physiques, surtout quand la voiture ne permet pas de jouer la gagne, le cocktail devient toxique.

Malgré ce tableau noir, Verstappen ne croit pas à un abandon immédiat. « Lewis sera là », assure-t-il, persuadé que le Britannique honorera son contrat jusqu’à la fin 2026 pour découvrir la nouvelle réglementation. Mais des voix dans le paddock commencent à se demander si cette saison de trop n’est pas en train de ternir irrémédiablement l’héritage d’Hamilton.

Pour Verstappen, il y a une forme de malaise à voir un pilote de ce rang se battre pour une dixième place anonyme. C’est le paradoxe du champion : le talent ne s’envole pas, mais l’alchimie entre l’homme et la machine peut s’évaporer. En 2026, avec des voitures plus légères et moins dépendantes du fond plat, Hamilton aura une ultime chance de prouver que Max Verstappen avait raison de s’inquiéter pour lui.

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