Révolution chez Aston Martin : sept départs techniques et un avenir incertain pour Fernando Alonso, pris dans la tempête du projet 2026.

Le grand ménage a commencé chez Aston Martin. L’équipe de Silverstone ne se contente pas de panser ses plaies après un Grand Prix du Mexique désastreux ; elle est en train de démanteler sa structure technique actuelle.
Selon les informations de RacingNews365, un remaniement majeur est en cours en prévision de 2026. La nouvelle garde rapprochée, menée par Adrian Newey et l’ex-ferrariste Enrico Cardile, a commencé à placer ses hommes. Pour cela, il faut faire de la place.
Près de sept figures clés des départements aérodynamique et design seraient sur le départ. Parmi eux, des noms de premier plan comme Eric Blandin, le directeur aérodynamique (arrivé de Mercedes en 2022), et Akio Haga, le designer en chef. Ce ne sont pas des ajustements. C’est une réinitialisation totale.
Il faut dire que la performance actuelle de l’équipe est indéfendable au vu des investissements colossaux de Lawrence Stroll. Le Grand Prix du Mexique a été le point de non-retour : Fernando Alonso a abandonné sur un problème de freins, Lance Stroll a terminé P14 après un tête-à-queue. L’écurie, qui visait les podiums, se bat désormais pour ne pas se faire subtiliser la 7e place constructeur par Haas F1. Une humiliation.
Fernando Alonso lui-même ne prend même plus la peine de masquer son agacement. L’Espagnol, qui a piloté toute la saison une AMR25 en régression constante, a publiquement demandé à son équipe de “sacrifier” les quatre dernières courses de 2025. Il ne veut plus développer cette voiture. Il veut que l’équipe “se repose” et se concentre exclusivement sur la révolution technique de 2026. Ses messages radio lapidaire pourrait finir par agacer les dirigeants de l’équipe.
Mais ce grand nettoyage de fond pourrait-il aller plus loin ? Si les fusibles sautent à l’usine, qu’en est-il des baquets ?
La frustration d’Alonso est palpable, mais l’impatience de Lawrence Stroll le serait tout autant. Des rumeurs, relayées notamment par le consultant Ralf Schumacher, commencent à enfler dans le paddock.
Selon l’Allemand, Aston Martin “chercherait urgemment un changement” pour son duo de pilotes, au plus tard en 2026. L’ambition de Stroll (et de son partenaire Honda pour 2026) serait de former une “super-team”, et la performance actuelle du duo Alonso/Stroll ne convainc pas.
Les noms cités par Schumacher sont explosifs. Il affirme que des discussions “sont déjà en cours” avec Oscar Piastri, dont la relation chez McLaren pourrait se tendre face à Lando Norris. L’autre nom ? Charles Leclerc, si jamais le Monégasque souhaitait quitter Ferrari.
Si le fait de cibler Piastri ou Leclerc semble aujourd’hui relever de la pure spéculation, la rumeur elle-même est un symptôme. Elle montre que le double abandon du Mexique et la 7e place au championnat ne sont pas de simples mauvais week-ends. Ce sont les catalyseurs d’un changement profond. La révolution technique de Newey est en marche. La question est de savoir si Fernando Alonso sera la victime… ou le bénéficiaire de ce grand ménage.
Je dirais que vu le niveau réel du team (pas le niveau attendu en regard des investissements et de Monsieur Newey) ils devraient être reconnaissants qu’Alonso soit toujours là… Non mais…