Aston Martin garde le silence sur Jonathan Wheatley. Mais en interne, certains équilibres pourraient déjà être en train d’évoluer.

Chez Aston Martin, la situation autour de Jonathan Wheatley et Mike Krack ressemble à une partie d’échecs particulièrement délicate à Silverstone.
Dans le paddock, beaucoup considèrent déjà comme acquis l’arrivée prochaine de Wheatley. Son profil, taillé pour gérer les opérations en piste avec une redoutable efficacité, en fait une recrue de poids. Pourtant, du côté de l’écurie britannique, on entretient le flou et on évite soigneusement toute confirmation officielle.
Comme l’a récemment expliqué David Croft, Aston Martin préfère temporiser pour ne pas fragiliser davantage son organisation actuelle : « Aston Martin ne dit pas encore que Wheatley arrive dans l’équipe, car cela remettrait en question le rôle de Mike Krack et sa continuité. »
Officialiser l’arrivée de Wheatley reviendrait, en creux, à poser publiquement la question de l’avenir de Krack.
En interne, l’équilibre est déjà précaire. Les récents ajustements de l’organigramme ont réduit son influence, même s’il reste impliqué dans la coordination des week-ends de course. L’arrivée d’un profil aussi expérimenté que Wheatley pourrait encore redistribuer les responsabilités — difficile d’imaginer un statu quo à ce niveau-là.
Dans ce contexte tendu, Aston Martin avance avec précaution. L’équipe est sous pression pour améliorer les performances d’une monoplace en difficulté, pénalisée par un manque de compétitivité et des soucis de fiabilité. Annoncer un changement maintenant reviendrait à envoyer un signal d’instabilité, peut-être au pire moment.
Lawrence Stroll joue donc la carte de la prudence. Mais les résultats finissent toujours par accélérer les décisions. Et tôt ou tard, il faudra bien trancher.





















