Des problèmes de santé ont “torturé” Ocon au Mexique

Épuisé, malade, mais lucide : Esteban Ocon décrit sa course au Mexique comme “l’une des plus dures” de sa carrière.

Le Grand Prix du Mexique est, en temps normal, l’une des épreuves les plus redoutées physiquement par les pilotes. L’altitude de Mexico (plus de 2 200 mètres) est synonyme d’air. L’oxygène manque. Les organismes sont mis à rude épreuve et chaque effort accompli est un exploit.

Maintenant, imaginez disputer ces 71 tours non pas seulement fatigué, mais en luttant contre une maladie et une forte fièvre. C’est le calvaire qu’a révélé Esteban Ocon, jusqu’ici silencieux sur son état. Le pilote Haas a vécu une semaine d’enfer, qui a transformé la fin de sa course en un véritable supplice.

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Ocon a expliqué avoir eu une “mauvaise surprise” juste après le Grand Prix d’Austin. Pas un simple coup de froid : « J’avais de la température, ce genre de choses. C’était assez grave. »

Il a passé les jours entre les deux courses cloué au lit dans sa chambre d’hôtel, dormant autant que possible pour tenter de récupérer. Mais le mal était fait.

« C’était probablement l’une des courses les plus difficiles que j’aie jamais faites », a admis le Français. Le mot qu’il a utilisé pour décrire la fin de l’épreuve est sans équivoque : « Les 15 derniers tours étaient de la torture, c’est le moins qu’on puisse dire. »

Quand un pilote de F1, conditionné pour endurer des forces G extrêmes, utilise le mot “torture”, on mesure l’intensité de l’épreuve. Piloter avec un système immunitaire à terre, dans un environnement où le cerveau manque déjà d’oxygène, relève de la survie. Pourtant, le plus remarquable est le résultat. Ocon n’a pas seulement rallié l’arrivée. Il a terminé neuvième.

Ces deux points sont cruciaux pour Haas dans la bataille féroce du milieu de grille. C’est une performance qui vaudra son pesant de cacahuètes dans les comptes en fin de saison, complétant l’exploit de son coéquipier Ollie Bearman (P4) ce jour-là.

Ocon n’était d’ailleurs pas le seul dans ce cas. Il a souligné que “beaucoup de gens dans le paddock” et dans son équipe étaient également malades. C’est un symptôme de l’usure provoquée par un calendrier à rallonge et ces enchaînements de “fly-aways” (courses hors Europe) qui épuisent les organismes.

Le Français a confirmé avoir mis du temps à récupérer cette semaine, mais il se dit désormais à 100% pour attaquer le Grand Prix du Brésil.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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