Les départs changent à Miami et Montoya alerte : Ferrari pourrait perdre son avantage face aux équipes motorisées par Mercedes.

Dès le Grand Prix de Miami, la FIA introduit des ajustements techniques importants. Officiellement, l’objectif est d’améliorer la sécurité et limiter certains effets jugés artificiels. Mais pour Juan Pablo Montoya, une conséquence pourrait rapidement apparaître : Ferrari risque de perdre un avantage précieux.
L’incident du Grand Prix d’Australie reste dans toutes les têtes. Liam Lawson était resté figé sur la grille, obligeant Franco Colapinto à réagir au dernier moment pour éviter l’accident.
Pour éviter ce type de situation, la FIA introduit un nouveau dispositif. Désormais, lorsqu’une voiture peine à s’élancer, l’unité hybride pourra intervenir automatiquement. Le MGU-K libérera plus tôt son énergie afin d’aider la monoplace à accélérer, même à très basse vitesse. Un signal visuel sera également activé pour alerter les pilotes derrière.
Sur le plan de la sécurité, le gain est évident. Sur le plan sportif, l’équilibre pourrait évoluer.
C’est précisément ce point que soulève Juan Pablo Montoya. Sur son podcast MontoyAS, l’ancien pilote estime que ce système pourrait redistribuer les cartes, notamment au détriment de Ferrari.
« Personnellement, je pense que les changements sur les départs, et la manière dont l’énergie sera ajustée, vont aider Mercedes. »
Depuis le début de saison, la Scuderia s’est distinguée par la qualité de ses départs. Leclerc et Hamilton ont souvent gagné des positions dès les premiers mètres, grâce à une très bonne exploitation de l’énergie.
À l’inverse, les voitures motorisées par Mercedes ont régulièrement montré des difficultés dans cet exercice. Même constat, dans une moindre mesure, du côté de Red Bull, avec des départs plus irréguliers.
Montoya insiste d’ailleurs sur un point souvent sous-estimé :
« Cela supprime un désavantage qu’ils avaient — et pas seulement Mercedes en tant qu’équipe, mais toutes les voitures avec un moteur Mercedes. »
En apportant une assistance dans les phases les plus délicates, la FIA réduit mécaniquement l’écart entre les meilleures et les plus en difficulté.
Et l’ancien pilote va plus loin dans son analyse :
« Si vous regardez les départs des Mercedes, ils n’étaient pas bons… et cela enlève une partie de l’avantage que Ferrari avait au départ. »
Ce nouveau système ne vise pas à modifier la hiérarchie, mais à sécuriser une phase critique. Mais en pratique, il pourrait gommer une partie de l’avantage dont bénéficiait Ferrari sur les départs.
Tout reste à confirmer en conditions réelles. Le premier départ à Miami donnera une indication claire : simple ajustement sécuritaire… ou véritable levier de redistribution des performances.





















