Ferrari aurait gelé un projet cher à Lewis Hamilton

Hamilton rêvait d’une “F44”, Ferrari aurait dit non. Un affront qui s’ajoute à sa pire saison sportive et à des critiques internes grandissantes

La saison 2025 vire au cauchemar sportif pour Lewis Hamilton et des fissures inquiétantes apparaissent désormais en coulisses. Loin des circuits, c’est un projet personnel et symbolique qui serait au cœur d’une nouvelle tension entre le Britannique et la direction de Maranello : la création d’une Ferrari “F44”.

L’information a été révélée par le très respecté journaliste italien Giorgio Terruzzi dans son podcast Terruzzi Racconta. Selon ses sources, Lewis Hamilton aurait formulé une demande spécifique lors de son arrivée : la création d’un modèle spécial, une édition limitée baptisée “F44”, en référence à son numéro de course fétiche.

Le projet aurait, dans un premier temps, reçu un feu vert de principe – ou du moins des assurances. Une manière de célébrer l’arrivée de la superstar à Maranello. Mais le vent a tourné. Le projet a été “abandonné, ou du moins mis au placard”. La réaction d’Hamilton ? Il serait, toujours selon Terruzzi, “furieux”.

Hamilton n’est pas venu chez Ferrari uniquement pour piloter. Il est là pour bâtir un héritage, pour lier son nom à celui d’Enzo Ferrari, à la manière d’un Michael Schumacher qui avait participé au développement des voitures de route. Avoir une “F44” était un marqueur de statut ultime. “La F40, c’était pour les 40 ans de la marque…”

Mais à Maranello, on ne touche pas au sacré. L’annulation de ce projet reflète une reprise en main de l’institution. Le journaliste Pino Allievi, mémoire vivante de la F1 en Italie, a résumé la pensée de certains détracteurs : « La F40 était une voiture célébrant les 40 ans de Ferrari, voulue par Enzo Ferrari. Et maintenant, on ferait une F44 juste parce qu’un pilote pleure ? Je dirais que Ferrari fait la bonne chose. »

Dans la nomenclature Ferrari, la lettre “F” suivie d’un nombre (F40, F50) est réservée aux monuments historiques de la marque. Accorder ce privilège à un pilote, fut-il septuple champion du monde, pour son numéro de course, serait une rupture de tradition et une dilution de l’héritage. Ferrari rappelle ici une règle d’or : aucun pilote n’est plus grand que le Cheval Cabré.

Ce refus symbolique intervient au pire moment possible. Il s’ajoute à une accumulation de frustrations qui rendent l’atmosphère irrespirable. Sur la piste, Hamilton vit “la pire saison de sa carrière”, sans le moindre podium en 22 courses. En dehors, il a dû essuyer les critiques publiques de son président, John Elkann, lui intimant de “parler moins”.

Le parallèle dressé par les observateurs italiens commence à faire mal. Allievi compare la situation à celle de “Schumacher quand il est allé chez Mercedes” : un retour prestigieux qui s’est soldé par un constat d’impuissance face au temps qui passe. René Arnoux, ancien pilote de la Scuderia, abonde dans ce sens : à 40 ans, Hamilton ne peut plus compenser les défauts d’une voiture “pas à la hauteur”.

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