À Miami, des corrections seront apportées en urgence, mais les vraies solutions sont déjà envisagées pour les moteurs de 2027.

Les ajustements introduits à Miami ne suffiront pas. Dans le paddock, le constat est partagé : les corrections apportées à la gestion de l’énergie ne traitent qu’une partie du problème posé par la réglementation 2026. Le travail sur la suite a déjà commencé.
Les modifications validées pour ce week-end répondent à une contrainte simple : agir rapidement, sans pouvoir tout revoir en profondeur. Nicholas Tombazis l’a résumé ainsi : « Une révolution n’était pas nécessaire, mais plutôt une évolution. »
Dans les faits, il s’agit d’une solution provisoire. Les voitures devraient être légèrement moins rapides, avec l’objectif de limiter le phénomène de superclipping. Mais ces ajustements ne règlent pas le fond du sujet.
Le concept initial des moteurs 2026 reposait sur un partage proche du 50/50 entre thermique et électrique. En réalité, l’équilibre observé est déjà différent. Pour 2027, une évolution est à l’étude : redonner davantage de poids au moteur thermique, avec une répartition pouvant s’approcher de 65/35.
Plusieurs pistes circulent, selon The Race :
- une augmentation d’environ 50 kW côté thermique
- une réduction équivalente de la puissance électrique
- le maintien de pics élevés pour préserver les dépassements
Rien n’est acté, mais les discussions sont bien engagées. Modifier cet équilibre ne se limite pas à ajuster des chiffres. Toute évolution du moteur thermique implique des changements sur la combustion, mais aussi sur la batterie. Et c’est là que les contraintes apparaissent.
Une batterie plus performante nécessiterait plus d’espace et de poids, ce qui obligerait à revoir une grande partie des châssis. Impossible à court terme. Ces changements ne pourraient entrer en vigueur qu’à partir de 2027, à condition d’être validés rapidement.
La mise en place de ces évolutions dépendra d’une “supermajorité” entre la FIA, la FOM et les motoristes. Les positions restent partagées. Mercedes n’a pas encore affiché clairement sa position. Audi, initialement opposé à toute modification, semble désormais plus ouvert à la discussion. La capacité de récupération d’énergie reste le point central des débats.
L’idée d’un retour à des moteurs plus simples et plus bruyants revient régulièrement. Mais à court terme, ce scénario reste peu réaliste. Il impliquerait un nouveau règlement complet et plusieurs années de développement, avec un risque de désengagement de certains constructeurs.
La réflexion est déjà lancée pour la prochaine génération de moteurs, initialement prévue pour 2031. Une introduction anticipée, dès 2030 voire 2029, n’est pas exclue en cas d’accord global.





















