Lewis Hamilton devra désamorcer les tensions historiques chez Ferrari. Bernie Ecclestone alerte sur un climat tendu à Maranello.

Le départ de Lewis Hamilton vers Ferrari en 2025, annoncé en grande pompe en début d’année dernière, suscite autant d’enthousiasme que d’interrogations. Si le Britannique espère écrire un nouveau chapitre de sa légende en rouge, l’adaptation ne s’annonce pas sans embûches. Selon Bernie Ecclestone, ancien patron de la Formule 1, des tensions internes et des défis culturels pourraient compliquer l’intégration du septuple champion du monde au sein de la Scuderia.
D’après Ecclestone, Hamilton pourrait se heurter à une réalité souvent sous-estimée : la barrière linguistique. Alors que Charles Leclerc, son futur coéquipier, maîtrise couramment l’italien, Hamilton ne s’est mis sérieusement à l’apprentissage de la langue que récemment. Un détail non négligeable dans une écurie où la communication technique et les échanges informels se font majoritairement en italien. « Ils prendront soin de Leclerc, car il parle leur langue », a déclaré Ecclestone au Telegraph, laissant entendre que Hamilton devra redoubler d’efforts pour s’imposer comme figure centrale.
L’ancien dirigeant de la F1 évoque également l’existence de « beaucoup d’ennemis » au sein de Ferrari, héritage d’une culture d’équipe où les loyautés sont souvent ancrées depuis des années. Contrairement à Mercedes, où Hamilton a forgé son statut d’icône sur plus d’une décennie, la Scuderia cultive une dynamique différente, marquée par des rivalités historiques et une préférence pour les pilotes incarnant l’ADN Ferrari.
À 40 ans, Hamilton devra aussi composer avec son statut de vétéran face à Leclerc, de 13 ans son cadet. Un écart générationnel qui, selon Ecclestone, n’est pas tant lié à l’âge qu’à une possible lassitude : « S’il n’avait jamais été champion, il aurait une motivation… Mais il en a sept », souligne-t-il, suggérant que le Britannique pourrait manquer de l’étincelle nécessaire pour dominer.
Lors de sa présentation à Maranello, Hamilton a une fois de plus marqué les esprits avec un look audacieux – manteau noir élégant et costume sobre –, salué par les milieux de la mode. Un choix qui n’a pourtant pas convaincu Ecclestone, critique envers l’image extra-sportive du pilote : « Comment un multiple champion peut-il s’habiller ainsi… Je ne suis pas fan », a-t-il lancé, pointant du doigt les activités parallèles de Hamilton, comme sa carrière musicale, qu’il juge incompatible avec une concentration totale sur la F1.
Sur la piste, les récentes saisons ont été contrastées pour Hamilton. Malgré une victoire à Silverstone en 2024 – mettant fin à une disette de 945 jours –, Mercedes a peiné à rivaliser avec Red Bull depuis les nouvelles réglementations de 2022. Une situation qui relativise les critiques sur sa performance, souvent attribuée aux limites techniques de la Mercedes.
Reste que l’objectif de Hamilton est clair : décrocher un huitième titre, dépassant Michael Schumacher. Un défi qui passera autant par la maîtrise de la SF-25 que par son adaptation à l’écosystème Ferrari, réputé aussi exigeant que passionnel.






















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