Cadillac choisit le Super Bowl pour dévoiler sa F1, confirmant une entrée spectaculaire, tandis que Pérez et Bottas travaillent déjà pour 2026.

Pour son entrée en Formule 1, Cadillac a décidé de briser les codes du “Vieux Continent”. Le constructeur américain ne va pas simplement présenter sa livrée avec des visuels virtuels envoyés à la presse ; il va s’inviter dans le salon de 127 millions d’américains.
L’écurie, fruit de l’alliance entre General Motors et TWG Motorsports, a confirmé que ses couleurs pour 2026 seront dévoilées le dimanche 8 février lors d’une publicité diffusée pendant le Super Bowl.
En choisissant la finale de la saison NFL pour se lancer, Cadillac envoie un signal de puissance financière terrifiant à ses rivaux. Le ticket d’entrée pour un spot publicitaire de 30 secondes lors de cet événement est estimé à 8 millions de dollars.
C’est une somme que certaines petites écuries mettent une demi-saison à réunir en sponsoring, dépensée ici en une demi-minute. Dan Towriss, le PDG de l’écurie, a confirmé à Bloomberg qu’il s’agissait d’une dépense “typique du Super Bowl”.
Alors que la F1 a explosé aux États-Unis grâce à Netflix, Cadillac veut court-circuiter le processus de construction d’une fanbase. En s’affichant lors de la grand-messe du sport US, l’écurie se positionne immédiatement comme l’Équipe de l’Amérique, reléguant presque Haas au second plan médiatique.
Towriss joue d’ailleurs habilement la carte du patriotisme sportif : « Il y a ce statut d’outsider, en tant que marque américaine qui rejoint la F1… face à des rivaux européens qui peaufinent leur art depuis des décennies. »
Cadillac alignera l’un des duos les plus expérimentés de la grille, et ils sont déjà au travail. Sergio Pérez a récemment été aperçu en piste à Imola. Mais pas dans une Cadillac (qui n’existe pas encore), ni dans une Red Bull. Le Mexicain a piloté une Ferrari SF-23 noire, dans le cadre d’un test TPC (Testing of Previous Cars).
Cela confirme le lien technique étroit entre Cadillac et Ferrari, qui fournira les moteurs à l’équipe américaine pour ses premières saisons. Pérez accumule les kilomètres pour se “dérouiller” après son année sabbatique forcée en 2025.
De son côté, Valtteri Bottas ne chôme pas non plus. Toujours lié à Mercedes, il participe activement au développement des pneus Pirelli 2026, emmagasinant une connaissance précieuse des futures gommes sur des mules modifiées.
Two paths. One call of destiny.
— Cadillac Formula 1 Team (@Cadillac_F1) August 26, 2025
The Cadillac Formula 1 Team's future begins with them. pic.twitter.com/4r9g6IsDW1