Blanchi après enquête, Gasly garde sa 8e place sur la grille sprint : Tsunoda assure avoir reçu un coup de pouce plutôt qu’avoir été ralenti.

Pierre Gasly aurait pu voir s’envoler sa 8e place sur la grille du Sprint à Spa pour avoir gêné Yuki Tsunoda lors des qualifications. Mais c’est justement le pilote japonais qui lui a permis d’éviter une pénalité, en livrant une version surprenante des faits devant les commissaires.
L’incident s’est produit en SQ1, à Blanchimont, une portion du circuit où la vitesse de passage est telle que la moindre gêne peut coûter cher. Gasly était accusé d’avoir ralenti Tsunoda dans un tour lancé. Mais convoqué pour s’expliquer, le pilote Red Bull et ancien coéquipier du Français, a au contraire affirmé avoir profité… de l’aspiration grâce à l’Alpine.
« Le pilote de la voiture 22 a expliqué avoir bénéficié d’une aspiration de la voiture 10 et n’avoir jamais eu à lever le pied. Il a assuré n’avoir subi aucune gêne et n’avoir effectué aucune manœuvre d’évitement », ont précisé les commissaires dans leur rapport.
Les données de télémétrie ont confirmé cette version. Verdict : aucune action prise contre Gasly.
Si le Normand conserve sa position sur la grille Sprint (P8), tout n’est pas rose pour autant pour son ancien coéquipier. Tsunoda a écopé d’un avertissement pour avoir roulé trop lentement lors d’un tour de décélération, ne respectant pas le temps maximum autorisé entre les deux lignes de Safety Car.
Le pilote japonais a reconnu une mauvaise lecture de son delta : « Je pensais être dans les temps, mais je me suis trompé », a-t-il admis. Il s’agit déjà de son deuxième avertissement de la saison. La règle est claire : au cinquième, une pénalité de 10 places est automatiquement appliquée.
Au total, 11 autres pilotes ont été identifiés pour des écarts similaires au temps delta durant la séance. Aucun n’a été sanctionné, à l’exception de Tsunoda et Russell.