Entre séparation, accident en AMG et essais tronqués, Kimi Antonelli traverse un hiver très agité avant le début de la saison à Melbourne.

La préparation mentale est l’une des clés du succès en Formule 1. De ce point de vue, l’inter-saison de Kimi Antonelli ressemble à un véritable cauchemar éveillé. Le jeune Italien s’apprête à entamer sa deuxième saison chez Mercedes, mais son univers semble s’effondrer pièce par pièce à quelques jours de Melbourne.
Dernier coup dur en date : sa stabilité affective. Sa compagne, Eliska Babickova, a officialisé leur rupture sur les réseaux sociaux. Dans un message publié sur Instagram, la jeune femme a tenu à stopper les rumeurs et le harcèlement en ligne, évoquant des « valeurs divergentes » mais assurant qu’il n’y avait « aucun drame majeur ». Une mise au point publique qui ajoute une charge émotionnelle inévitable sur le pilote de 19 ans.
Ce revers personnel survient quelques jours seulement après une nuit cauchemardesque en Italie. Antonelli a perdu le contrôle de sa Mercedes-AMG GT 63 de fonction, finissant sa course dans un mur après une glissade de 144 mètres.
Si le pilote est indemne, son permis de conduire, lui, a été suspendu par les autorités locales suite aux soupçons de grand excès de vitesse. Il arrivera donc à Melbourne en passager, incapable de conduire une voiture de location.
Comme si les soucis personnels ne suffisaient pas, la préparation en piste a été largement tronquée. Les chiffres sont éloquents : à l’issue des essais de pré-saison à Bahreïn, Antonelli accuse un déficit colossal de 172 tours par rapport à son coéquipier George Russell.
Alors que la Mercedes W17 est pressentie comme la favorite pour 2026, la fiabilité a fait défaut du côté du garage italien.
« Ce n’ont pas été les essais les plus fluides pour moi ici à Bahreïn », a reconnu Antonelli selon grandprix247. « Mais c’est ça, les essais. C’est vraiment important de régler ça maintenant et de rencontrer ces problèmes maintenant pour être tranquille le reste de la saison. L’équipe a déjà trouvé le problème et la façon de le réparer, donc j’espère que tout ira bien pour l’Australie. »
Malgré ce temps perdu, le pilote de 19 ans reste optimiste sur le potentiel de sa machine : « La voiture a donné de bonnes sensations. Pour être honnête, nous avons fait beaucoup de travail sur les réglages. »
Pour sa deuxième année dans l’élite, Antonelli sait qu’il ne peut plus se cacher derrière l’étiquette de “rookie”. Après une 7e place au championnat en 2025, il se dit « beaucoup plus préparé » mentalement, même s’il voit la concurrence se rapprocher dangereusement.
« Bien sûr, les autres équipes de pointe ont l’air plutôt bien aussi. Ferrari avait l’air fort ce matin, McLaren hier aussi, et Red Bull également. Donc je pense que le top 4 est assez proche et que la bagarre va être serrée », analyse-t-il.
La conclusion de l’Italien sonne comme une méthode Coué pour oublier ses déboires récents : « Melbourne est à nos portes, et à Melbourne, il sera temps de vraiment montrer la performance. »





















