Fini les essais libres du vendredi ? Briatore propose 24 courses Sprint par saison pour doper le spectacle et satisfaire les fans exigeants

Flavio Briatore n’a jamais été du genre à faire dans la demi-mesure. Pour l’ancien patron de Renault, la Formule 1 actuelle gâche son potentiel et l’ennui guette les spectateurs le vendredi. Sa solution, qui risque de faire hurler les puristes, consiste à supprimer définitivement les essais libres pour imposer une course Sprint à chaque Grand Prix.
Une idée qui fait son chemin, puisque les propriétaires de la discipline envisagent eux aussi d’augmenter la cadence et de passer de 6 à 12 Sprints par an à partir de 2027. Mais le conseiller exécutif d’Alpine trouve cette approche encore trop timide. Pour lui, le calcul est vite fait : le public paie pour voir de la bagarre, pas des réglages.
« Est-ce que je soutiens l’idée de 12 Sprints ? Mieux encore, j’en veux 24 », a lancé Briatore. « Il faudrait abandonner complètement les essais libres du vendredi. Répondez-moi à cette question : que font les gens dans les tribunes le vendredi ? »
Le constat de l’ancien patron de Benetton est cinglant mais réaliste sur la consommation actuelle du sport : « Les vendredis sont uniquement pour les ingénieurs. On ajuste les voitures, on teste… On ne pense pas à divertir les spectateurs. »
Selon lui, imposer un Sprint chaque week-end forcerait les équipes à être performantes tout de suite, rendant la tâche encore plus difficile pour rattraper un retard technique, mais offrant du spectacle quotidien aux fans.
La F1 vise 12 Sprints en 2027
Si le plan de “24 Sprints” de Briatore semble extrême, la direction de la F1 avance bien dans cette direction. Stefano Domenicali, le PDG de la F1, a confirmé que des discussions étaient en cours pour doubler la mise. « La raison pour laquelle nous discutons du nombre de Sprints est le retour que nous avons des fans et des promoteurs », explique Domenicali. « Les gens veulent voir de l’action réelle sur les trois jours. Même le vendredi, ils veulent un enjeu sportif. »
La F1 est toutefois consciente du danger pour les jeunes pilotes (rookies). Avec moins d’essais libres, difficile d’apprendre. Domenicali a promis des ajustements, évoquant l’idée de laisser plus de temps de roulage réservé aux débutants lors des séances restantes.
Turquie, Rwanda, Thaïlande : le point sur le calendrier
Domenicali a lâché quelques indices cruciaux sur les futures destinations, confirmant que le calendrier resterait bloqué à 24 courses.
- La Turquie : Le retour d’Istanbul Park est brûlant. « Restez à l’écoute pour la Turquie », a glissé l’Italien, confirmant que le circuit est en pole position pour revenir, peut-être en remplacement d’une course européenne.
- L’expansion : Les projets en Thaïlande, en Corée du Sud ou au Rwanda ne verront pas le jour tout de suite. Domenicali a été clair : « Je ne vois pas cela arriver avant 2029. »
Entre la vision radicale de Briatore et le pragmatisme de Domenicali, l’époque où les pilotes pouvaient “limer le bitume” tranquillement le vendredi matin est en voie de disparition. Place au spectacle, coûte que coûte.
"People want to see action, real action during the three days."
— Fox Motorsport (@Fox_Motorsport) February 25, 2026
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