Pour Piastri, Mercedes n’a rien d’exceptionnel en 2026

Oscar Piastri estime que Mercedes n’a rien d’extraordinaire : l’écart se joue sur le grip et l’efficacité, pas sur une innovation cachée.

Piastri et Norris en piste au Japon

La domination de Mercedes en ce début de saison 2026 ne cache aucune solution miracle sous le capot. C’est en tout cas ce qu’a affirmé Oscar Piastri après le Grand Prix de Suzuka. Pour le pilote McLaren, l’avantage de la firme à l’étoile se résume à des fondamentaux parfaitement maîtrisés : de l’adhérence et de l’appui aérodynamique.

À Suzuka, le pilotage de l’Australien a pourtant frôlé la perfection. Son envol au départ, où il a littéralement déposé les deux Flèches d’Argent au premier virage, a prouvé que la McLaren a du répondant. Piastri a mené la première moitié de course avec autorité, mais le destin a basculé lors d’une intervention de la voiture de sécurité. Kimi Antonelli en a profité pour s’emparer des commandes, s’envolant ensuite vers une victoire avec 15 secondes d’avance.

Plutôt que de chercher une explication complexe au rythme de la W17, l’écurie de Woking s’appuie sur une analyse des données. Selon Piastri, il n’y a pas un domaine spécifique où la Mercedes écrase la concurrence, mais plutôt une supériorité diffuse.

« Il n’y a rien de magique. Ils ont probablement juste plus d’appui. Ils exploitent leur unité de puissance un peu mieux que nous actuellement, c’est aussi simple que ça. »

La W17 ne possède pas une arme secrète, elle est simplement plus efficace sur l’ensemble de l’enveloppe de performance. Pour McLaren, l’opportunité de combler l’écart réside dans la quête globale de charge aérodynamique.

Si Mercedes semble intouchable sur un tour de qualification, la hiérarchie se resserre en condition de course. Piastri observe avec intérêt le comportement de la Scuderia Ferrari, capable de tenir tête aux leaders lors des premiers relais.

« Ferrari semble presque meilleure dans les virages, mais peut-être un peu moins performante côté moteur ou traînée. La façon dont ils parviennent à lutter avec Mercedes, surtout en début de course, est riche d’enseignements. »

Cette trêve d’avril s’annonce studieuse dans les usines. Avec des pistes de développement identifiées à la fois chez Mercedes pour la puissance et chez Ferrari pour l’agilité en courbe, McLaren a désormais toutes les cartes en main pour affiner ses prochaines évolutions techniques.

Author: Elisabeth Maingé, Consultante
Ingénieure de formation et passionnée de Formule 1 depuis son enfance, Élisabeth Maingé évolue au sein d’un grand constructeur automobile, où elle travaille dans le domaine de la recherche et du développement. Elle met son expertise technique au service de F1ACTU en analysant les performances des monoplaces, les choix aérodynamiques et les enjeux liés aux évolutions réglementaires. Son regard d’ingénieure apporte un éclairage précis sur les forces en présence dans le paddock, en reliant les données techniques aux performances en piste.

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