Ferrari continue de pousser la FIA à surveiller le moteur Mercedes, mais le temps commence déjà à manquer pour inverser la tendance.

Ferrari est déjà dans une position inconfortable. Pour revenir dans le match, la Scuderia doit évidemment progresser sur la piste. Mais elle doit aussi espérer qu’un autre facteur vienne ralentir Mercedes : le contrôle technique de son moteur.
Depuis le début de saison, le championnat prend une tournure inquiétante pour Maranello. Mercedes a gagné les cinq premiers Grands Prix, ajouté deux Sprints à son bilan, et installé son groupe propulseur comme la nouvelle référence du plateau. À ce stade, l’avance n’est plus seulement sportive. Elle devient politique, car chaque rival cherche désormais à comprendre jusqu’où va réellement la supériorité du bloc allemand.
C’est là que Ferrari continue de jouer sa carte en coulisses. La Scuderia pousserait toujours pour que la FIA surveille de près le moteur Mercedes, notamment autour d’un point très précis du règlement : le taux de compression, limité à 16:1. Certains concurrents soupçonnent l’écurie allemande d’avoir trouvé une manière d’exploiter cette zone en conditions réelles, avec un possible gain de puissance à la clé.
La FIA a déjà commencé à refermer l’espace d’interprétation. A partir de Monaco, les contrôles peuvent être effectués moteur chaud, et non plus seulement après refroidissement. L’objectif est simple : vérifier le groupe propulseur dans des conditions plus proches de la piste, là où les rivaux estiment que l’avantage pourrait apparaître.
Mais cette première réponse ne semble pas inquiéter Mercedes. Selon Motorsport Italia, Brackley resterait confiante et ne s’attendrait pas à voir son avantage sérieusement réduit. L’équipe aurait même déjà passé ce type de vérification plusieurs mois plus tôt, sans devoir modifier son moteur.
Le vrai enjeu pourrait donc se déplacer après la pause estivale. On entend dire que des inspections plus poussées sont prévues à partir du mois d’août. C’est au moment de la pause estivale, pendant que les usines devront rester fermées deux semaines. Si la FIA veut imposer de nouvelles exigences, les motoristes auront besoin de le savoir assez vite pour éviter un casse-tête technique en pleine saison.
Pour Ferrari, maintenir ce dossier ouvert a au moins un mérite : empêcher Mercedes de traverser le championnat dans un confort total. Même si aucune infraction n’est démontrée, chaque contrôle supplémentaire entretient une pression sur l’équipe qui domine.
Reste que le temps ne joue pas pour Maranello. Charles Leclerc compte déjà 56 points de retard sur Kimi Antonelli, et Ferrari accuse 72 longueurs chez les constructeurs. Si les inspections ne changent rien rapidement, surveiller le moteur Mercedes ne suffira pas si l’écart continue de se creuser chaque dimanche.





















