La FIA reconnaît qu’une zone grise des règles 2026 a été exploitée. Mercedes est ciblée, tandis que la fédération promet une clarification avant Melbourne

La FIA le reconnaît désormais ouvertement : une équipe a identifié un avantage dans le règlement moteur 2026, et tout pointe vers Mercedes. En cause, une zone grise liée au fonctionnement du moteur thermique, plus précisément au taux de compression des pistons lorsque l’unité de puissance fonctionne à haute température.
Nikolas Tombazis, directeur des monoplaces à la FIA, confirme que le sujet est sur la table depuis plusieurs semaines. « Les ingénieurs cherchent toujours à maximiser la performance. Certains ont trouvé des moyens d’augmenter le potentiel du moteur lorsqu’il est chaud, et c’est ce que nous examinons actuellement », explique-t-il dans une vidéo officielle.
Le problème c’est qu’il ne s’agit pas d’un dispositif illégal. Le règlement ne l’interdit pas clairement. Mais cela crée un déséquilibre potentiel que les autres motoristes jugent préoccupant à l’approche du lancement de la saison 2026.
Face à la pression des équipes, la FIA assure vouloir clarifier la situation rapidement. L’objectif est explicite : éviter un conflit réglementaire une fois la saison lancée. « Notre intention est de résoudre ces questions avant le début du championnat. Nous ne voulons pas que la compétition se joue dans les salles de réunion ou devant les commissaires », insiste Tombazis.
L’instance reconnaît toutefois qu’avec un règlement aussi complexe, ces situations sont difficiles à éviter. « Il est impossible d’introduire de nouvelles règles sans zones de discussion. Ce que nous voulons éviter, c’est un championnat décidé par l’interprétation des textes. »
En clair, la FIA cherche un équilibre délicat : corriger une faille sans pénaliser excessivement ceux qui ont mieux anticipé le règlement.
Mercedes observée de près
Même si aucun nom n’est officiellement cité, Mercedes est au centre de toutes les discussions dans le paddock. Son unité de puissance est considérée comme la référence de l’ère 2026, au point que plusieurs équipes redoutent un avantage structurel dès les premières courses.
Cette perception fait déjà de l’écurie allemande la favorite des observateurs, et de George Russell un candidat crédible au titre. Toto Wolff ne rejette pas cette idée, mais reste mesuré. « George mérite cette reconnaissance. Il fait partie des meilleurs. Mais un championnat se gagne avec un ensemble complet, et nous n’avons pas encore prouvé que notre package est au niveau », rappelle le patron de Mercedes.
Wolff souligne notamment l’inconnue des conditions réelles de course. « Nous n’avons pas roulé à Bahreïn, sur un circuit qui nous a souvent posé problème. Les performances devront confirmer les attentes. »
La saison 2026 pourrait se jouer sur le terrain réglementaire. La FIA veut éviter toute polémique, mais elle devra trancher vite. Si la clarification intervient trop tard, Mercedes pourrait démarrer l’année avec un avantage déjà contesté. Si elle intervient trop brutalement, le débat se déplacera sur la légitimité de la décision. Dans les deux cas, le sujet ne disparaîtra pas facilement.
Active Aero, Weight Reduction and More – 2026 F1 Regulations: You Asked, We Answered
— FIA (@fia) February 10, 2026
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