Kimi Antonelli affole Ferrari : le jeune Italien gagne chez Mercedes et Maranello aurait lancé les grandes manœuvres pour tenter de le récupérer rapidement

Après sa quatrième victoire consécutive au Canada, Kimi Antonelli a pris une nouvelle dimension en Formule 1. À seulement 19 ans, le pilote italien mène désormais le championnat avec une avance solide et apparaît déjà comme l’un des grands favoris pour devenir le premier champion du monde adolescent de l’histoire.
Une progression aussi spectaculaire ne pouvait évidemment pas passer inaperçue du côté de Ferrari. Voir un jeune Italien dominer la F1 au volant d’une Mercedes a forcément de quoi faire grincer des dents à Maranello. D’après sport.de, la direction de la Scuderia aurait même reçu la consigne de tout faire pour tenter de faire venir Antonelli chez Ferrari, et cela le plus vite possible.
Antonelli représente presque le profil idéal pour Ferrari : il est italien, très jeune, déjà capable d’enchaîner les victoires, et son ascension donne l’impression qu’il fait partie de ces pilotes capables de modifier à eux seuls l’équilibre d’un championnat.
La situation est d’autant plus délicate pour Ferrari que l’écurie aurait déjà manqué une première occasion avec lui lorsqu’il évoluait encore en karting. À ce moment-là, la Scuderia n’avait pas choisi de miser sur son potentiel. Avec le recul, cette décision ressemble aujourd’hui à une véritable erreur d’appréciation.
Maranello aimerait donc corriger le tir, mais l’opération s’annonce extrêmement difficile. Mercedes a construit la carrière d’Antonelli étape par étape. Toto Wolff l’a encadré, protégé, préparé, puis lancé au moment opportun. Dans ces conditions, imaginer Brackley laisser partir un tel talent chez son rival historique semble, pour l’instant, très peu probable.
Toto Wolff garde l’avantage
La durée exacte du contrat d’Antonelli n’a pas été révélée publiquement, mais l’accord est généralement présenté comme un engagement sur le long terme. Ferrari peut donc espérer, sonder le terrain, discuter en coulisses et tenter de mettre la pression, mais Mercedes conserve aujourd’hui une position très favorable.
C’est précisément ce qui rend ce dossier aussi brûlant. Ferrari ne chercherait pas seulement à recruter un pilote rapide. Elle viserait un symbole fort : faire revenir en Italie un jeune talent national qui gagne actuellement chez Mercedes, alors même que la Scuderia peine encore à convertir ses ambitions en véritable lutte pour le titre.
De son côté, Toto Wolff n’a aucune raison de faciliter une telle opération. Antonelli est déjà devenu un élément majeur du projet Mercedes après l’ère Hamilton, et pourrait même incarner l’avenir de l’équipe pour les dix prochaines années. Le laisser rejoindre Ferrari maintenant reviendrait à offrir à Maranello ce qui lui manque depuis longtemps : un héros italien capable de porter tout un projet sportif.
Quel avenir pour Hamilton et Leclerc ?
Une éventuelle offensive de Ferrari pour Antonelli soulèverait forcément une autre question : quelle place lui faire dans l’équipe ?
Lewis Hamilton est lié à Ferrari jusqu’à la fin de la saison 2027, mais son avenir au-delà reste incertain. Le Britannique affirme ne pas envisager une retraite immédiate, mais la Scuderia devra tôt ou tard choisir entre prolonger l’aventure avec lui ou préparer une nouvelle phase de son projet.
Charles Leclerc, de son côté, demeure le pilier naturel de Maranello. Son avenir n’est toutefois pas totalement verrouillé. Si le Monégasque venait à penser que Ferrari n’est plus en mesure de lui offrir une vraie chance de titre mondial, son entourage pourrait finir par étudier d’autres options.
Avec l’arrivée d’Antonelli Ferrari mettrait enfin la main sur un pilote italien de tout premier plan, ce qui ne lui est plus arrivé à temps plein depuis Ivan Capelli en 1992. Mais pour le moment, ce scénario ressemble encore à une mission très compliquée, presque irréaliste. Si Antonelli continue d’enchaîner les victoires avec Mercedes, Ferrari aura de plus en plus de mal à accepter de voir ce phénomène italien écrire l’histoire ailleurs qu’en rouge.





















