Avec son chrono, Alonso aurait signé la dernière place en F2

Le week-end démarre difficilement pour Fernando Alonso à Miami, avec un temps qui l’aurait placé en fond de grille en F2.

Cinq semaines de pause et des discours rassurants, Aston Martin espérait profiter de Miami pour relancer sa saison. Pour l’instant, c’est tout l’inverse.

Avant le week-end, Honda se voulait confiant. Le problème des vibrations — lié à la batterie — devait être en voie de résolution. Un sujet central, tant la voiture était difficile à piloter sur les premières courses. « Nous avons progressé sur les vibrations », assurait Shintaro Orihara selon le JapanTimes.

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Miami devait donc permettre de tourner la page. Mais les choses ont très vite tourné au vinaigre. Un souci électrique a perturbé les essais libres, ce qui a entrainé un déficit de roulage.

En qualifications Sprint, le constat est encore plus dramatique : Stroll s’arrête en piste et ne signe aucun chrono et Alonso reste loin, sans jamais trouver le rythme. Dans ce format sans filet, ça ne pardonne pas.

Le chiffre qui fait tache

Comme on dit, l’histoire bégaye ! Les retrouvailles tant redoutées entre Fernando Alonso et Honda sont en train de virer au fiasco.

Il est impossible de ne pas repenser au Grand Prix du Japon 2015. À l’époque, englué dans les tréfonds du classement avec une McLaren-Honda anémique, l’Espagnol avait hurlé à la radio : « GP2 engine, GP2 engine ! Aaargh ! ».

Onze ans plus tard, le parallèle n’est plus seulement symbolique, il est chronométrique. La statistique la plus dure de la journée valide cette terrible sensation de retour en arrière : avec le temps qu’il a péniblement signé lors de cette qualification Sprint, Fernando Alonso a roulé moins vite que Cian Shields, le pilote qui a terminé dernier de la séance de qualification de Formule 2 un peu plus tôt dans la journée !

Alonso voit le spectre de la catégorie inférieure le rattraper, chronomètre à l’appui. Une humiliation statistique qui place la direction d’Aston Martin et les ingénieurs de Honda au pied du mur. La nuit s’annonce terrible dans le garage.

Le double champion du monde a explosé la règle fatidique des 107 %. Les deux pilotes sont désormais à la merci des commissaires de la FIA, qui devront statuer s’ils les repêchent et les autorisent à prendre le départ de la course Sprint.

Author: Patrick Angler, Rédacteur en Chef
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