McLaren, Red Bull et Audi ont testé les pneus Pirelli 2027 au Mugello, tandis que Nikola Tsolov a découvert une F1 pour la première fois à Imola.

La Formule 1 n’a même pas encore posé ses valises à Monza que certaines équipes travaillent déjà sur la suite. Au Mugello, McLaren, Red Bull et Audi ont accumulé près de 3 000 kilomètres pour aider Pirelli à préparer ses pneus 2027. À Imola, Racing Bulls a offert à Nikola Tsolov son tout premier roulage au volant d’une F1.
Près de 3 000 kilomètres pour préparer les pneus Pirelli de 2027
Entre les Grands Prix des Pays-Bas et d’Italie, le paddock ne s’est pas complètement arrêté. Pendant que les équipes préparent déjà le rendez-vous de Monza, cinq pilotes ont pris la direction du Mugello pour participer à deux journées d’essais organisées par Pirelli.
L’objectif était de poursuivre le développement des pneumatiques qui seront utilisés en Formule 1 en 2027.
McLaren, Red Bull et Audi ont mis des voitures et des pilotes à la disposition du manufacturier italien. Les cinq pilotes présents ont travaillé sur les futurs composés C1, C2 et C3, les trois gommes les plus dures de la future gamme.
Le Mugello, qui avait accueilli le Grand Prix de Toscane en 2020, est particulièrement exigeant pour les pneumatiques. La chaleur a également compliqué le travail, avec une température de piste montée jusqu’à 55°C mercredi, puis encore 52°C jeudi. Au total, 2 948 kilomètres ont été parcourus en deux jours.
Piastri et Norris se relaient au volant de la McLaren
McLaren avait choisi d’envoyer ses deux pilotes titulaires au Mugello.
Oscar Piastri a ouvert le programme mercredi. L’Australien a bouclé 93 tours, soit 488 kilomètres, tout en signant le meilleur chrono de la journée en 1’21″358.
Son programme lui a permis de tester les trois composés proposés par Pirelli. Après plusieurs relais plus courts, Piastri a terminé sa journée par de longues séquences avec davantage de carburant.
La matinée n’a toutefois pas été totalement tranquille pour McLaren, un problème électrique ayant perturbé une partie du programme de l’Australien.
Lando Norris a ensuite pris le relais jeudi. Le champion du monde en titre a couvert 115 tours, soit 603 kilomètres, avec un meilleur temps de 1’21″899.
Le Britannique s’est principalement concentré sur le composé C2.
Pour Norris, même une journée d’essais entièrement dictée par le programme de Pirelli reste intéressante. « Chaque fois que vous êtes dans la voiture, c’est utile », a expliqué le pilote sur le site officiel de McLaren, heureux de retrouver le Mugello, un circuit sur lequel il n’avait plus roulé en Formule 1 depuis 2020.
Piastri a lui aussi souligné l’intérêt de voir plusieurs équipes travailler simultanément, permettant à Pirelli de récupérer davantage de données et de comparer les réactions des différentes voitures.
Lawson poursuit son intérim chez Red Bull, Iwasa prend ensuite le relais
Red Bull avait également deux pilotes différents en piste au cours des deux journées.
Mercredi, Liam Lawson était installé dans la monoplace. Le Néo-Zélandais a bouclé 116 tours, pour un total de 608 kilomètres, avec un meilleur chrono en 1’22″297.
Lawson a consacré sa journée au composé C2, alternant plusieurs séries plus courtes et des relais plus longs destinés à comparer différentes solutions prototypes.
Le lendemain, Ayumu Iwasa a pris sa place.
Le Japonais a été le seul pilote de la deuxième journée à essayer les trois composés proposés par Pirelli. Il a couvert 117 tours, soit 614 kilomètres, avec un meilleur temps en 1’23″414.
Un programme particulièrement chargé qui permet aussi à Red Bull d’accumuler de l’expérience avec plusieurs pilotes, alors que Pirelli poursuit son travail de développement avant l’arrivée des nouvelles gommes en 2027.
Audi rejoint les essais avec Nico Hülkenberg et signe le plus gros kilométrage jeudi
Audi n’était présente que lors de la deuxième journée, avec Nico Hülkenberg au volant. L’Allemand a été le pilote le plus actif jeudi avec 121 tours parcourus, soit 635 kilomètres.
Son meilleur temps, en 1’24″012, importe finalement assez peu dans le cadre d’un programme d’essais où chaque équipe suit les consignes établies par Pirelli. Les chronos ne permettent donc pas réellement de comparer les performances des voitures.
Hülkenberg a partagé son programme entre les composés C2 et C3, participant lui aussi à l’impressionnante collecte de données réalisée pendant ces deux journées.
Les équipes suivent le programme imposé par Pirelli
Ces essais ne ressemblent évidemment pas à des essais privés classiques.
Pirelli définit le programme, les composés utilisés et les différentes séquences de roulage. Les équipes mettent ensuite leurs voitures et leurs pilotes à disposition du manufacturier.
Relais courts, longues simulations avec davantage de carburant, séries de tours consécutifs : tout est pensé pour permettre à Pirelli d’analyser le comportement des prototypes dans différentes conditions.
Les informations recueillies lors de ces essais sont ensuite utilisées pour poursuivre le développement des pneumatiques, avec les retours des pilotes venant compléter les données récoltées en piste.
McLaren avait déjà participé à une précédente séance de développement des pneus 2027 au Nürburgring en avril.
Pendant ce temps, Nikola Tsolov découvre enfin une Formule 1 à Imola
À quelques centaines de kilomètres du Mugello, une autre histoire intéressante se jouait à Imola.
Racing Bulls organisait une journée de TPC, pour Testing of Previous Cars, avec sa monoplace de la saison précédente.
L’équipe de Faenza en a profité pour offrir à Nikola Tsolov son tout premier roulage au volant d’une Formule 1.
À seulement 19 ans, le Bulgare poursuit son ascension dans la filière Red Bull. Actuel leader du championnat de Formule 2, il a pris les commandes de la VCARB 02 et a parcouru 690 kilomètres au cours de cette journée.
Un kilométrage conséquent pour une première expérience dans une monoplace de Formule 1.
Racing Bulls satisfaite des débuts de Nikola Tsolov au volant de la VCARB
Alan Permane, directeur de Racing Bulls, a dressé un bilan très positif de cette première journée pour le jeune pilote.
Selon lui, Tsolov s’est rapidement adapté à la voiture et a montré le calme attendu d’un pilote découvrant une Formule 1 pour la première fois.
Cette séance s’inscrit dans le programme de développement mis en place par Racing Bulls et la filière Red Bull pour préparer leurs jeunes pilotes.
Le passage par une véritable monoplace de F1 constitue forcément une étape importante dans le parcours de Tsolov, même si cette journée ne signifie évidemment pas encore qu’un volant en Grand Prix l’attend à court terme.
Mais après 690 kilomètres à Imola, le Bulgare dispose désormais d’une première expérience concrète au volant d’une Formule 1.
Pirelli n’en a pas terminé avec ses essais avant la validation des pneus 2027
Les deux journées du Mugello ne représentent qu’une étape dans le long programme mis en place par Pirelli.
Le manufacturier italien doit encore poursuivre le développement de ses futurs pneumatiques avant que les caractéristiques définitives soient arrêtées.
Une nouvelle séance d’essais consacrée aux pneus pour piste sèche est prévue les 15 et 16 septembre à Imola, avec Ferrari et Racing Bulls.
Les futurs pneumatiques devront ensuite être définitivement validés afin que les équipes puissent commencer à se préparer concrètement à leur utilisation.


