Les discussions sont en cours : Christian Horner souhaite devenir actionnaire d’Alpine, sous réserve de l’accord de Renault.

Christian Horner, l’ancien homme fort de Red Bull Racing, est activement en négociation pour acquérir une part minoritaire de l’écurie Alpine F1. C’est Flavio Briatore lui-même, conseiller exécutif de l’équipe d’Enstone, qui a vendu la mèche lors de la présentation officielle de la livrée 2026 à Barcelone ce vendredi.
L’objet des convoitises de Horner est bien identifié. Il s’agit du “paquet” d’actions détenu par le groupe d’investisseurs Otro Capital, qui avait acquis 24 % de l’écurie en 2023 pour environ 200 millions d’euros. Ce consortium, célèbre pour compter dans ses rangs des icônes comme Ryan Reynolds, Michael Jordan ou encore Travis Kelce, envisagerait aujourd’hui de se retirer, profitant d’une valorisation de l’écurie qui a explosé pour atteindre près de 1,5 milliard de dollars.
Briatore, avec son franc-parler habituel, a tenu à préciser les contours de ces échanges :
« Christian négocie avec Otro, il ne négocie pas avec nous. Pour le moment, il y a beaucoup de confusion. Chaque jour, un nouveau groupe m’appelle à propos d’Otro. »
Depuis son départ forcé de Red Bull en juillet dernier, le Britannique a toujours laissé entendre qu’il ne reviendrait pas aux affaires sans un statut de copropriétaire, sur le modèle de réussite de Toto Wolff chez Mercedes.
Son interdiction d’exercer toute fonction opérationnelle (clause de gardening leave) court jusqu’au 9 avril 2026. Une entrée au capital dès maintenant lui permettrait de préparer son retour officiel juste après les premiers Grands Prix de la saison, en s’asseyant à la table des décideurs plutôt qu’en simple employé.
Si les négociations avec Otro Capital progressent, Christian Horner devra encore franchir l’obstacle interne du Groupe Renault. En tant que propriétaire de 75 % de l’écurie, le constructeur français dispose d’un droit de regard et de veto sur tout nouvel entrant.
« Renault doit accepter l’acheteur, et après nous verrons ce qui se passera », a rappelé Briatore. Le retour de Horner, soutenu par des investisseurs américains, pourrait soit stabiliser une équipe en reconstruction après sa dernière place au championnat 2025, soit provoquer un nouveau choc de gouvernance au sein d’une structure qui a déjà connu trop de remous.
ℹ️. Flavio Briatore a admis que l’ancien directeur d’équipe de chez Red Bull, Christian Horner, est actuellement en train de discuter avec d’autres investisseurs pour obtenir des parts dans l’écurie Alpine. 💷
— Le Sprint (@LeSprintEdition) January 24, 2026
L’actionnariat d’Alpine, écurie encore majoritairement détenue par… pic.twitter.com/UTS4tXbRCF