Horner assez puissant pour acheter n’importe quelle équipe de F1

L’ancien patron de Red Bull multiplie les rencontres à New York, signe que son retour se prépare en coulisses, avec une force de frappe financière redoutable.

Christian Horner a séjourné récemment à New York, posant pour des photos avec des fans. Depuis son départ tonitruant de Red Bull, il n’a plus un déplacement qui passe inaperçu. Dans ce contexte, ce séjour new-yorkais ressemble davantage à une opération de prospection qu’à une promenade touristique

Horner n’est pas à la recherche d’un poste. Il est à la recherche d’un trône. L’homme ne reviendra pas en F1 pour seconder qui que ce soit. Il vise directement les étages supérieurs : parts, pouvoir exécutif, contrôle total. Bref, il veut une équipe, ou la construire lui-même avec son trésor de guerre.

La fin avec Red Bull lui aurait rapporté autour de 100 millions de dollars — un parachute doré taillé pour quelqu’un qui n’a pas l’intention de disparaître. Mais le plus impressionnant n’est pas le montant. C’est tout ce qui vient derrière : des investisseurs, des fonds, des industriels prêts à embarquer avec lui. Son palmarès, son expérience et sa capacité à transformer une équipe moyenne en machine à gagner font le reste.

À l’heure où la F1 explose, où McLaren est valorisée à 5 milliards de dollars et Mercedes à 6 milliards, cela signifie que Horner a l’oreille d’investisseurs prêts à signer des chèques à dix chiffres… La F1 est devenue un marché d’actifs premium. Acheter une équipe aujourd’hui, ce n’est pas une mince affaire, mais Horner n’arrive pas désarmé.

Alors, où frapper ? S’il ne trouve pas de cible à racheter, Horner peut relancer une version 2026 de ce qu’il avait fait en 2005 avec Red Bull : partir des ruines et construire une écurie d’usine. La FIA ne ferme pas la porte à une douzième équipe, surtout si Horner amène un constructeur majeur. Dans les couloirs du paddock, le nom de BYD, géant chinois de l’électrique, revient régulièrement.

Le plan existe, les contacts aussi. Horner aurait déjà évoqué le sujet avec Stefano Domenicali et Mohammed Ben Sulayem. Rien d’officiel, mais beaucoup de signaux vont dans ce sens.

Mais la piste la plus chaude semble être Alpine. L’équipe française vit sa pire saison depuis son retour sous le nom Renault. Elle est la lanterne rouge, subit une chute brutale des revenus et traverse une crise industrielle et organisationnelle depuis plusieurs années.

En 2023, Otro Capital, RedBird Capital et Maximum Effort Investments ont acheté 24% de l’équipe pour 218 millions. Aujourd’hui, simplement grâce à l’explosion de la valeur des franchises F1, ce même bloc vaut plus de 700 millions. Le bénéfice potentiel pour les revendeurs est estimé à 500 millions. Autrement dit : une porte de sortie tentante.

Et où sont basés ces investisseurs ? À New York. Précisément où Horner flâne depuis plusieurs jours.

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