Vers un GP de Las Vegas catastrophique pour McLaren F1 ?

Malgré sa position de leader, Lando Norris s’attend à souffrir à Las Vegas, circuit où McLaren peine. Un vrai test dans la course au titre

McLaren a remporté le championnat constructeurs et Lando Norris mène le championnat pilotes. L’écurie de Woking, après sa performance au Brésil, semble intouchable. Mais, à l’approche de l’antépénultième manche de la saison à Las Vegas, le discours du leader n’est pas rassurant pour ses fans.

« Je ne l’attends pas avec impatience », a concédé Norris en parlant de Vegas. Il n’est pas question ici de fausse modestie ou de poker menteur. La prudence du Britannique est basée sur des faits et un souvenir cuisant.

L’an dernier, sur ce même tracé, McLaren a vécu un calvaire. Loin de la lutte pour le podium, Norris et Piastri avaient terminé aux anonymes 6e et 7e places. « Je crois que c’était notre pire course de l’année », a insisté Norris.

Pendant que McLaren sombrait, Mercedes brillait de mille feux sous l’éclairage artificiel. C’est là que réside le véritable danger. En 2024, les Flèches d’Argent étaient “incroyablement fortes” à Vegas. Lewis Hamilton avait décroché la deuxième place, et George Russell avait montré une maîtrise totale du circuit. Mercedes, qui lutte bec et ongles pour conserver sa deuxième place au championnat constructeur, sait que ce week-end est sa meilleure chance de briller.

Le problème de McLaren à Las Vegas est technique. C’est un circuit atypique, froid, où le graining (une usure anormale qui déchiquette la surface du pneu) est un facteur majeur. C’est un domaine où la McLaren semble historiquement souffrir, bien plus que ses rivales.

Même si l’équipe a “travaillé très dur” pour corriger ce défaut, et même si Pirelli a amélioré ses gommes, Norris refuse de se voiler la face. « Nous savons qu’Abu Dhabi et le Qatar sont des circuits que nous attendons avec impatience. Las Vegas, un peu moins », a-t-il admis.

Il ne s’agit pas de dire que l’équipe terminera dixième. Mais Norris, qui a certes gagné au Brésil, rappelle à juste titre que “Max [Verstappen] était probablement le plus rapide en piste” ce jour-là.

« Nous n’avons jamais été bons là-bas, alors pourquoi devrais-je penser : ‘Oui, ça va aller’ ? » demande-t-il, préférant être “honnête” plutôt que trop confiant.

Avec 24 points d’avance sur Oscar Piastri et 49 sur Max Verstappen, un week-end raté pourrait relancer une course au titre que beaucoup pensent déjà jouée.

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