Ferrari prépare déjà plusieurs évolutions moteur pour réduire son important déficit de puissance face à Mercedes en 2026

Malgré les évolutions introduites à Miami, les ingénieurs de Maranello estiment toujours que leur groupe propulseur accuse un déficit d’environ 20 chevaux face à l’unité de puissance Mercedes. Une situation qui pousse déjà la Scuderia à préparer plusieurs évolutions importantes de son moteur 2026.
Le prochain tournant pourrait intervenir au lendemain du Grand Prix du Canada. C’est à ce moment-là que la FIA doit officiellement déterminer quels motoristes pourront bénéficier du système ADUO (Opportunités supplémentaires de développement et d’évolution), conçu pour aider les constructeurs en retard à rattraper leur déficit de performance.
Selon les estimations actuelles du paddock, Ferrari devrait largement entrer dans les critères permettant d’obtenir au moins un jeton de développement moteur.
L’objectif de Ferrari serait désormais de réduire au minimum une partie de son retard sur Mercedes sans modifier complètement l’architecture actuelle de son moteur.
Selon Motorsport, les ingénieurs travaillent notamment sur la chambre de combustion et le turbocompresseur.
La chambre de combustion ferait actuellement l’objet d’importantes modifications afin d’améliorer les performances du moteur à haut régime, un domaine où Ferrari semble encore perdre du terrain face à Mercedes.
Ferrari veut conserver son énorme avantage au départ
Le dossier du turbo apparaît encore plus intéressant. Depuis le début de la saison, Ferrari impressionne particulièrement lors des départs et des relances grâce à un turbocompresseur plus compact que plusieurs de ses concurrents.
Cette architecture permet une montée en pression beaucoup plus rapide et offre une réponse moteur extrêmement agressive à basse vitesse, notamment depuis la disparition du MGU-H dans la réglementation 2026.
Ferrari ne souhaite donc surtout pas perdre cet avantage. Plutôt que d’augmenter la taille du turbo, les ingénieurs chercheraient à optimiser son fonctionnement en modifiant le nombre d’aubes ainsi que la géométrie des ailettes du compresseur
L’objectif est de récupérer davantage de puissance à haut régime tout en conservant cette explosivité qui fait aujourd’hui la force de la monoplace dans les phases d’accélération.
Même si ces nouvelles pièces sont déjà en préparation, leur arrivée en course ne devrait pas être immédiate. Lewis Hamilton et Charles Leclerc viennent seulement d’installer leur deuxième unité de puissance de la saison à Miami.
Les évolutions moteur ne devraient logiquement pas apparaître avant le Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps, prévu à la mi-juillet. Ferrari espère alors disposer enfin d’une base suffisamment compétitive pour réduire l’écart qui la sépare encore de Mercedes dans cette nouvelle ère technique.





















