Pourquoi la FIA a-t-elle attendu la fin de course pour sanctionner Verstappen à Miami ? Une décision qui continue de faire réagir dans le paddock.

La décision est passée presque inaperçue dans le tumulte de la course… mais elle pose question. Lors du Grand Prix de Miami, Max Verstappen a été sanctionné de cinq secondes pour avoir franchi la ligne blanche à la sortie des stands. Problème : la pénalité, n’a été prononcée qu’après l’arrivée.
La justification officielle des commissaires sportifs reste pour le moins fragile : « Au moment de l’incident, les images vidéo disponibles étaient limitées pour permettre de déterminer clairement s’il y avait eu infraction. »
Un argument qui peine à convaincre. Andrew Benson, correspondant F1 pour la BBC, souligne qu’il n’existe « aucune explication plausible » à ce délai, alors même que la direction de course dispose d’un accès complet aux flux vidéo en temps réel.
Dans les faits, cette décision tardive n’a eu aucune conséquence pour Verstappen, dont l’écart avec la voiture suivante était suffisant pour absorber la pénalité sans perdre sa position.
Ce timing contesté vient s’ajouter à un autre point de friction du week-end : la stratégie adoptée par Red Bull. Après un tête-à-queue dès le premier tour, Verstappen a anticipé son arrêt pour chausser les pneus durs. Un choix qui l’a piégé en fin de course, contraint de défendre face à des adversaires en gommes bien plus fraîches.
Dans la cool down room, Lando Norris n’a pas caché son incompréhension : « Je ne comprends pas ce que fait Max. Il a tout simplement ruiné sa propre course. »
Un constat que le principal intéressé a lui-même fini par rejoindre, avec recul : « Après ça, le rythme n’était pas trop mauvais en médiums, mais dès que je suis passé aux pneus durs, c’était beaucoup plus difficile. Et maintenant, après la course, c’est facile à dire bien sûr, mais je pense que ce relais a simplement été un peu trop long. »
La cinquième place de Verstappen apparaît presque comme un détail. Le Néerlandais a limité les dégâts derrière un trio de tête solide, composé de Kimi Antonelli, Lando Norris et Oscar Piastri. Mais le classement passe presque au second plan : c’est surtout la gestion de l’incident par la FIA qui interroge.





















