Verstappen interpellé par la chute de Piastri chez McLaren

L’effondrement soudain de Piastri intrigue Verstappen, qui ne comprend pas la perte de rythme ni la passivité de McLaren face aux pénalités

C’est une anomalie statistique qui n’a échappé à personne dans le paddock, et certainement pas à Max Verstappen. Il y a encore quelques mois, au soir du Grand Prix des Pays-Bas, Oscar Piastri semblait avoir pris l’ascendant psychologique et comptable sur le championnat, fort d’une avance de 34 points sur son coéquipier.

Aujourd’hui, à l’aube du sprint final, la situation s’est inversée de manière spectaculaire : l’Australien accuse désormais 24 points de retard sur Lando Norris et n’a plus devancé son voisin de garage depuis six courses consécutives.

Pour le champion du monde en titre, cette dégringolade soudaine est incompréhensible. Présent à Las Vegas, Verstappen a qualifié la situation de « très bizarre », avouant ne pas trouver d’explication rationnelle à cet effondrement.

Le Néerlandais, fin connaisseur des dynamiques de performance, a balayé l’idée que Piastri ait pu perdre son talent ou sa capacité à extraire de la vitesse du jour au lendemain. Pour lui, le problème ne se situe pas dans le coup de volant, mais ailleurs, dans une zone où la technique rencontre le mental.

L’analyse de Verstappen se porte également sur la gestion opérationnelle de McLaren, qu’il semble juger trop passive. Il a notamment pointé du doigt l’attitude de l’écurie britannique lors du dernier Grand Prix au Brésil. Pénalisé de dix secondes pour un contact avec Kimi Antonelli lors d’une relance de Safety Car, Piastri a vu sa course ruinée sans que son équipe ne semble s’insurger outre mesure.

Verstappen s’est dit surpris que McLaren n’ait pas tenté de contester la décision ou, du moins, de montrer plus de virulence, là où d’autres pilotes, comme Carlos Sainz ou Charles Leclerc, ont publiquement défendu la manœuvre de l’Australien.

Cette passivité apparente tranche avec la philosophie du clan Verstappen. Jos, le père de Max, avait d’ailleurs conseillé à Piastri de « taper du poing sur la table » pour ne pas subir la loi de l’équipe et voir sa réputation s’effriter. Interrogé sur ce conseil, Max a confirmé que sa propre approche aurait été bien différente. S’il admet que chacun a sa méthode, il confesse qu’il aurait été « un peu plus énervé » de se retrouver ainsi relégué au second plan après avoir mené le championnat.

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